Pays Basque et Béarn – Jours 6 à 12

Etape 6 : de Kaskoleta à Iraty-Cize

Récap en bref :

  • Distance : 16,82 km
  • D+ : 1349 m
  • D- : 832 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 17h

Récap détaillé :

On a maintenant trouvé notre rythme en se levant à 7h30 tous les matins (un peu tard pour Loïc mais un peu tôt pour Maroussia). Pliage du matériel sous les nuages basques avec quelques timides rayons de soleil, petit déjeuner au réchaud sur la terrasse du gîte et c’est reparti ! Au bout d’un moment nous nous retrouvons confrontés à un problème encore inconnu jusque là : un troupeau de vaches au milieu du chemin.

Elles nous regardent toutes et ne se poussent pas. On essaye de chercher un moyen de les contourner mais impossible, autour il n’y a que les pentes de la montagne avec plein de ronces. Les vaches finissent par se pousser un peu mais on n’ose pas passer au milieu, en particulier à cause d’une avec de grandes cornes qui ne nous lâche pas du regard et qui tape un peu du pied (sûrement à cause des mouches mais on ne sait jamais). Finalement après avoir passé presque 30mn à tourner et retourner, on prend notre courage à deux mains et on traverse ! Ce n’était pas bien compliqué.

Vaches en travers du chemin

On monte sur un petit chemin jusqu’au col d’Okabe et ses cromlechs (cercles de pierres datant de l’époque préhistorique, que l’on retrouve à plusieurs endroits dans la montagne).

On finit par arriver au lac d’Iraty, qui en fait n’existe plus. Il n’est même pas 16h et on est presque arrivé à notre destination du jour ! Mais c’était sans compter sur la pluie qui nous rattrape… L’orage gronde et on décide de s’asseoir sous un arbre, à l’abri des ponchos, en espérant que ça passe.

Pause sous la pluie

La pluie se calme un peu mais ne s’arrête pas, alors on repart !

Finalement on arrive 1h plus tard vers 17h au petit lac entre Iraty-Cize et les chalets d’Iraty. Il pleut encore, on trouve un beau coin près du lac et de la rivière pour monter le tarp et s’y abriter en attendant que l’orage passe. Le soleil finit par revenir, on peut même manger dehors le soir.

Abrités sous le tarp
Sixième nuit

Etape 7 : Iraty-Cize – Cabane d’Ardane

Récap en bref :

  • Distance : 22,83 km
  • D+ : 1655 m
  • D- : 1480 m
  • Départ : 9h
  • Arrivée : 19h30

Récap détaillé :

La nuit a été calme mais il a un peu plu … on plie la tente mouillée et on se met en route.

Passage après 45 min de marche aux chalets d’Iraty où l’on peut se ravitailler à la petite épicerie et récupérer un peu de réseau dans la salle-cafet’. On repart ensuite vers le col de Bagargiak où l’on quitte le GR10 pour basculer sur la HRP via un bout du GR transfrontalier et des sentes diverses. Le brouillard s’installe, et premier couac quand on se rend compte que l’on a pas bifurqué assez tôt sur le sentier. Obligés d’improviser et de couper à travers pente dans la prairie pour rattraper le chemin… mais rien de méchant.

On pique nique au pied du Pic d’Orhy au col de Thartaphünta. Puis on grimpe raide en direction du pic, montée plutôt pénible dans la boue et sous des averses régulières. Passage par les crêtes d’Alupegna puis arrivée au sommet à 2017 m (premiers passages à « 2000 » de la traversée). Maroussia n’est pas rassurée par les sentiers abrupts, Loïc plutôt par la peur que l’orage nous tombe dessus.

Le soleil montre enfin son nez et le brouillard reste scotché du côté francais des crêtes ce qui fait un bel effet.

Sommet du pic d’Orhy
La France à gauche sous les nuages, l’Espagne à droite

On redescend toujours par les crêtes en direction du port (= col) de Larrau au bout de la vallée de la Soule où le brouillard est par contre bien présent…

A peine le temps d’une petite pause et on repart vers l’Est en suivant les bornes frontière. Passage par quelques pointes (Axurterrigagna, Betzüla, …) en suivant le GR transfrontalier. À la borne 242 on bifurque côté francais en pleine pente et en plein brouillard pour récuperer la piste qui mène à la petite cabane d’Ardane (notre objectif du jour pour dormir). La journée a été longue et pas facile, compliqué sur la fin pour Maroussia mais la perspective de la belle cabane qui nous attend au bout du chemin permet de mobiliser les dernières forces.

On n’est pas fâchés quand on arrive ! Il y a déjà quelqu’un à la cabane, un américain qui commence un bout de HRP en direction de Hendaye. Mais il a planté sa tente dehors donc on aura la cabane pour nous ! Elle est plutôt spacieuse et on peut s’y abriter car le temps est très humide. On arrive à faire un feu après plusieurs tentatives infructueuses, pour faire secher nos affaires, puis on s’installe sur les couchages pour une bonne nuit !

Tentative d’allumer le feu
Septième nuit

Etape 8 : Cabane d’Ardane – La-Pierre-St-Martin

Récap en bref :

  • Distance : 22,50 km
  • D+ : 1342 m
  • D- : 1031 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 17h30

Récap détaillé :

Réveil pluvieux et brumeux … on hésite un bon moment entre partir ou attendre en espérant voir une éclaircie, mais résignés on finit par revêtir nos ponchos et on se lance dans la purée de pois et la pluie. Heureusement ça ne durera pas trop (mais on a eu le temps de se tremper).

Passage de plusieurs petits cols entre France et Espagne, puis on reste côté Espagnol pour longer la frontière par le GR12 avant d’arriver dans le secteur du refuge de Belagua. À midi on pique-nique au col d’Urdiate, d’un côté vue sur les vautours qui planent, de l’autre sur les gorges de Kakouéta.

Vautour dans la montagne

Ensuite la HRP suit la nationale espagnole jusqu’au col de La-Pierre-St-Martin. 8km de marche sur la route, avec le soleil qui se décide à montrer son nez pile à ce moment, eh ben c’est très long …

Dans la montée, juste avant le col, on se fait gentiement « rappeler à l’ordre » par la Guardia Civil. C’est vrai que vu les circonstances on n’est pas censés être de ce côté de la frontière … Mais ils nous laissent passer avec un avertissement.

Finalement on repasse en France au col et on arrive vite à la station de La-Pierre-St-Martin. Ambiance bizarre dans cette station complètement vide dans le brouillard.

Le refuge où on pensait dormir est fermé… Le seul commerce ouvert est un petit bar, même pas de quoi se ravitailler. On est un peu désemparés ne sachant pas trop quoi faire … on a besoin de se ravitailler, mais où ? Finalement on se rend au bar ouvert, la patronne nous trouve une personne qui descend au village de Arette (à 25km), on décide de saisir l’occasion et on part avec lui en se disant qu’on pourra remonter le lendemain une fois la lessive et le ravitaillement faits !

Notre conducteur nous apprend plein de choses sur la vallée de Baretous où nous nous trouvons. C’est le cousin de Jean Bouillou (le rugbyman) !

Au village d’Arette on n’est plus au Pays Basque mais dans le Béarn. L’architecture avec les toits en ardoise est totalement différente.

Petite déception car le camping où on comptait aller est fermé aussi… Pas grave on va a l’hôtel du coin, un peu de confort ne sera pas de refus ! On peut même laisser nos affaires à laver.

Fin plutôt réussie de cette longue journée au petit restaurant du village où on reprend des forces avec une bonne Garbure maison ! Et on va bien dormir dans notre graaand lit.


Etape 8bis : Pause dans le parcours (et Arette – Aramits)

Fort de notre expérience de la veille au refuge fermé, on décide de profiter d’une journée de repos pour planifier et réserver nos nuits dans les prochains refuges que l’on doit traverser et se renseigner sur les possibilités de ravitaillement à venir.

Mais là encore tout ne se passe pas comme prévu : plusieurs refuges où on comptait aller n’ouvrent que début juillet, idem pour la seule épicerie au col du Somport, et le refuge où on voulait aller le 24 au soir ouvre le 25 donc il faut qu’on passe un jour supplémentaire quelque part…

En étudiant les alternatives possibles on se rend compte qu’on se trouve tout à côté de Pau où des amis font leur crémaillère demain soir ! Finalement on pourrait y passer quitte à être là.

On décide donc de faire une pause à Pau samedi soir et dimanche. On appelle aussi les refuges ouverts pour réserver, et l’un des refuges nous dit qu’on aura besoin des crampons pour passer par là où on veut. Aïe aïe aïe… on les avait laissés à Toulouse en pensant se les faire amener plus tard, mais pas si tôt ! Heureusement on trouve la bonne idée : un ami qui vient de Toulouse à la crémaillère pourra nous les apporter !

Une fois tout réglé pour les prochains jours, l’objectif de l’après-midi était de remonter en stop à La Pierre-St-Martin d’où on partirait le lendemain pour marcher jusqu’à la gare de Bedous et prendre le train pour Pau. Seulement on a dû s’y prendre un peu tard car peu de voitures passent, et aucune ne s’arrête… Alors que plusieurs personnes nous avaient dit qu’il y aurait du monde et que ça marcherait bien !

Après 2h d’attente infructueuse nous changeons nos plans : on prendra le train à Oloron-Ste-Marie, et ce soir on va aller dormir au camping d’Aramits qui lui est ouvert. Marche pas très agréable le long de la route pour y arriver, ça n’a pas duré très longtemps mais on a bien mal aux pieds ! Bonne soirée dans le joli petit camping.

Neuvième nuit

Etape 9 : Aramits – Oloron-Ste-Marie

Récap en bref :

  • Distance : 21,23 km (sans compter les erreurs de parcours)
  • D+ : 632 m
  • D- : 688 m
  • Départ : 9h30
  • Arrivée : 16h30

Récap détaillé :

On se laisse le luxe de se lever à 8h ce atin car le trajet ne devrait pas être très long. Mais c’était sans compter sur le fait qu’on se tromperait plusieurs fois ! On passe sur des chemins de vaches très boueux et on s’en met plein les chaussures, à côté d’un chien qui nous grogne dessus et devant de jolies fermes.

Malgré les petits contre-temps on arrive bien en avance pour le train qui nous amène en 36 minutes à Pau.

Et ce soir c’est la fête !


Etape 9bis : Pause à Pau

Dimanche après-midi nous avons eu droit à une petite visite guidée de Pau que ni Loïc ni moi ne connaissions, la ville nous a bien plu !

Devant le château de Pau

On reprend le train à 17h40 pour Bedous. La gare est à côté du camping, parfait !

Onzième nuit

Etape 10 : Bedous – Urdos

Récap en bref :

  • Distance : 19,30 km
  • D+ : 873 m
  • D- : 552 m
  • Départ : 9h20
  • Arrivée : 16h45

Récap détaillé :

Départ du camping en traversant le village de Bedous, puis de Acous où on se ravitaille. Pique nique au bord du gave d’Aspe en compagnie des poulettes bien curieuses !

On continue ensuite en enchaînant route Nationale et chemins le long du gave jusqu’à Borce et Etsaut. On suit ici le chemin de Compostelle.

Village d’Acous

A partir de là on rallie Urdos en ne suivant que la route nationale, absolument pas agréable et même dangereux par moments, mais c’est le seul chemin … (le chemin de la Mâture est fermé).

Finalement après le fort du Pourtalet, on arrive à Urdos où l’on se pose au Camping du coin. Pas fâchés d’être arrivés avec nos sacs pleins de nourriture !

Ce soir c’est grillades au barbecue, et bonne nuit avant la grosse étape du lendemain.

Douzième nuit

2 commentaires sur « Pays Basque et Béarn – Jours 6 à 12 »

  1. Qu’est-ce que c’est sympa de vous lire !!! j’ai bien tout raconté à Pépé et Mémé, notamment le coup des vaches. Mémé a dit qu’elle, elle serait passé tout de suite (rire !). J’espère que bientôt vous aurez moins de pluie. Je vous embrasse bien fort ! Myriam

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  2. Vous êtes partis le mois de juin le plus pluvieux de mon existence. J’espère que le temps va s ‘améliorer et merci beaucoup de nous faire partager ces aventures.
    Grosses bises
    Monique

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