Catalogne et Pyrénées-Orientales : Cerdagne, Capcir, Conflent et Vallespir – Jours 44 à 51

Passage dans les PO (et un peu en Espagne) après une « courte-longue » pause de 3 jours. Ça sent la fin du périple !


Etapes 39 bis, ter et quater – La méga pause !

Au programme de cette pause de 3 jours, visite d’Ax-les-Thermes (notamment des bains chauds), puis enterrement de vie de jeune fille pour Maroussia et weekend bien rempli à Toulouse pour Loïc.

Avant de repartir en montagne, rencontre « inattendue » à Toulouse : Sarah et Dänjel, les deux allemands rencontrés au Chili de passage pour visiter la ville ! L’occasion de boire un (rapide) verre avec eux !

Retour à l’Hospitalet-près-l’Andorre dimanche soir pour une nuit au camping municipal.

Quarante-sixième nuit

Etape 40 : de l’Hospitalet-près-l’Andorre au Lac des Bouillouses

Récap en bref :

  • Distance : 21 km
  • D+ : 1325 m
  • D- : 751 m
  • Départ : 8h30
  • Arrivée : 17h45

Récap détaillé :

Départ du camping direction le refuge de Besine. Montée par un beau chemin en forêt puis passage dans le vallon de Besine très agréable. On évolue à travers les pins, par-ci par-là des framboises sauvages et des myrtilles. Apres 2h30 on arrive en vue du refuge de Besine à l’architecture sympa.

Le temps d’une petite pause et on repart en direction maintenant de la Coume d’Anyell. En traversant ce col on bascule dans le vallon du Lanoux. Et par la même occasion, on quitte l’Ariège pour entrer dans les Pyrénées-Orientales !

On entreprend une descente vers la cabane du Rouzet où nous avions bivouaqué lors d’un mémorable entraînement pré-HRP début juin en compagnie de Romain et Laurie. Un beau troupeau de vaches y a pris position, on le traverse pour se diriger vers la Portella de la Grava.

Cabane du Rouzet

Passage du col et on rejoint la haute vallée de la Têt. Il ne reste « plus que » de la descente vers le lac des Bouillouses. Un petit mal de jambes se fait sentir, le prix à payer après la pause de 3 jours !

Comparé à début juin, plus de neige, peu d’eau dans les ruisseaux ce qui nous facilite leur traversée !

Nous finissons la looongue (mais très belle) portion vers le lac sous un beau soleil, et on trouve un spot de bivouac pour la nuit avec vue sur le lac.

Quarante-septième nuit

Etape 41 : du lac des Bouillouses à l’Orri de Baix (vallée d’Eyne)

Récap en bref :

  • Distance : 27 km (25 km à pieds)
  • D+ : 773 m
  • D- : 749 m
  • Départ : 8h15
  • Arrivée : 19h30

Récap détaillé :

Réveil auprès du lac après une nuit ponctuée d’un orage au loin. De très belles lumières sur les Bouillouses.

(PS : La énième réparation du matelas de Maroussia, qui se dégonflait de nouveau, a enfin réussi !)

On se met en marche, d’abord rejoindre l’autre bout du lac. Puis on suit un sentier sous les sapins qui nous fait passer par plusieurs jolis lacs (Estany Llong, Negre et de Pradella).

S’ensuit une longue marche en sous bois sur une piste direction Bolquère. On longe le bas de la station de ski de Pyrénées 2000.

Finalement, arrivés à la départementale qui monte à Font-Romeu, on décide de faire du stop plutôt que de suivre la route jusqu’à Bolquère. Ça fonctionne direct, un monsieur nous prend et nous dépose juste devant l’épicerie du village. Pile à temps pour acheter notre ravitaillement avant que l’épicerie ne ferme pour l’après-midi !

On trouve un endroit paisible à l’ombre de l’église du village pour le pique-nique. Puis on repart, en chemin vers le col de la Perche on trouve un panneau indicateur qui nous plaît bien !

Puis on décide de ne pas suivre le GR10 pour rallier Eyne car il suit la route. On emprunte donc le GR de Pays qui nous fait traverser par la forêt, sur un sentier agréable malgré la chaleur de l’après-midi.

À Eyne, pause au bar le temps de calculer nos prochains ravitaillements. Puis passage par le marché de producteurs hebdomadaire qui a lieu aujourd’hui pour acheter quelques produits locaux.

Marché d’Eyne

On décide au vu de l’heure de ne pas s’arrêter à Eyne mais de s’avancer sur l’étape du lendemain qui est longue. On monte donc dans la vallée d’Eyne en visant l’Orri de Baix comme arrêt de bivouac du soir.

Il fait chaud, mais le chemin reste en sous bois et est agréable. Plein de fleurs et de plantes partout ! On arrive ainsi en fin d’après midi à l’Orri de Baix, déjà occupé, pas grave on trouve un beau plat au bord du ruisseau pour le bivouac de ce soir !

On profite du soleil encore haut malgré l’heure et d’un beau coucher de soleil sur le Carlit que l’on aperçoit au loin. On montera la tente plus tard pour respecter les consignes dans la réserve naturelle.

Quarante-huitième nuit

Etape 42 : de Eyne au Refuge Ulldeter

Récap en bref :

  • Distance : 15,1 km
  • D+ : 1197 m
  • D- : 1018 m
  • Départ : 8h00
  • Arrivée : 15h15

Récap détaillé :

La journée débute par la montée vers le col de Nuria. D’abord au frais en profitant de l’ombre matinale, puis au soleil un peu avant le col. On retrouve des marmottes (ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas vu !), dont des jeunes qui s’amusent à se battre.

Lumières du matin en vallée d’Eyne
Jeunes marmottes qui jouent

Nous arrivons après moins de 2h de marche au col de Núria. Belle vue côtés Français et Espagnol (on est sur la frontière), on commence à voir les lignes de crêtes sympathiques que l’on va suivre.

Vue côté français depuis la Nuria

On continue ainsi en prenant les crêtes, passage par les pic d’Eyne et de Nou Fonts. Redescente au col du même nom puis pic de Noucreu et pic de la Fossa del Gegant à proximité duquel on pique nique.

Paysage de crêtes, lunaire

En repartant on tombe sur des pieds de génépi (on nous avait prévenu), on ramasse nos 40 brins règlementaires. Puis on continue vers le col de Carança avant de conclure notre cheminement en crêtes par les pics inferior et superior de la Vaca puis le pic de Tirapits.

Pic de Tirapits

S’ensuit alors une belle descente dans le vallon de Tirapits puis la remontée au col de la Marrana. En chemin Maroussia localise un troupeau d’isards.

Finalement on passe dans la vallée où le Ter prend sa source, et on arrive rapidement au refuge de Ulldeter.

Possibilité de bivouaquer en s’éloignant du refuge, on se trouve on beau coin sous les sapins.

Quarante-neuvième nuit

Etape 43 : de Ulldeter au Refuges de Mariailles

Récap en bref :

  • Distance : 22,5 km
  • D+ : 802 m
  • D- : 1318 m
  • Départ : 8h30
  • Arrivée : 16h25

Récap détaillé :

Réveil avec les rayons de soleil chatouillant la tente au travers des pins. Après avoir tout plié on part dans un premier temps pour la station de ski de Vallter plus bas. Puis c’est une belle montée vers la Portella de Morens, grand et large col. On change ici assez nettement de paysage. Les sommets sont tout arrondis, les pentes plus douces toutes enherbées. On bénéficie en plus d’une belle lumière du matin.

2 troupeaux, 2 couleurs

On suit le chemin relativement à niveau passant sous les Puigs de la Coma Ermada, de la Llosa, de Roques Blanca et Roques Colom. Au fond on voit se dessiner le Pic du Canigou.

On rallie en fin de matinée la Portella de Rotja. Le paysage est encore changeant, la roche blanche est plus découpée en crête, on rencontre quelques sapins. On pique-niquera contre la crête en direction du pic de Roques Blanches.

Ensuite par un beau chemin agréable, montant tout doucement, on rejoint une ancienne piste qui conduit au Pla de Guilhem. Petite chute sans gravité à l’avant du peloton pour Loïc, qui rythmera le trajet sur cette piste peu intéressante si ce n’est pour la vue que l’on y a vers le Canigou.

Arrivée finalement plus vite que prévu au Pla de Guilhem. Jolie étendue herbeuse ponctuée de roches blanches éclatantes. On visite l’abri et le refuge non gardé du Pla, puis on continue sur le GR vers le refuge de Mariailles.

Après un passage en crête, on descend vers une piste dont on coupera les lacets via un chemin pentu. Puis à partir de l’Orri de Llipodere, on suit la piste jusqu’à arriver au refuge de Mariailles, très sympa !

Beaucoup de vent dans le secteur, on décide de passer la nuit à l’abri dans le refuge ouvert de l’ONF juste au-dessus de Mariailles. Et on a droit à un magnifique coucher de soleil.

Cinquantième nuit. Coucher de soleil

Etape 44 : du refuge de Mariailles à la Cabane de Pinatell – Pic du Canigou

Récap en bref :

  • Distance : 21,5 km
  • D+ : 1279 m
  • D- : 1343 m
  • Départ : 7h30
  • Arrivée : 16h45

Récap détaillé :

Pliage des affaires rapide vu que l’on a dormi dans la cabane. Seule une souris à dérangé notre sommeil en tentant timidement de picorer notre poubelle pendant la nuit.

La montée est agréable, pas trop raide et on arrive sereinement à la cabane Arago sous le Canigou.

À ce niveau, le pente se raidit progressivement. Quelques derniers lacets permettent d’arriver juste sous la Portella de Vallmanya puis on suit le sentier qui amène à la Brèche Durier.

C’est ici qu’on entre dans le début de la Cheminée, il faut mettre un peu les mains mais rien de trop compliqué.

Finalement ça y est on arrive au pic ! Maroussia est transcendée émotionellement par ce sanctuaire Catalan©️.

Super panorama depuis ici. Dommage qu’on ne voie pas la mer, trop d’humidité en plaine. Il est encore tôt (on a été rapides en montée :p) mais on pique-nique ici, avec vue sur le Carlit au loin.

Pas encore trop de foule, mais quelques insolitetés au sommet : un gars qui a porté son VTT jusqu’ici pour descendre le pic, un groupe de jeunes de l’USAP accompagnés par David Marty (pour les amateurs de rugby : ancien joueur de l’USAP et international francais de rugby à XV).

Nous entamons la descente vers le refuge des Cortalets, il fait très chaud. Ensuite on attaque une portion censée se faire sur la piste mais une petite erreur de parcours nous permet finalement de suivre un sentier en sous bois assez agréable et on retrouve notre trace au Ras de Prat Cabrera.

Pour terminer, on suit le balcon du Canigou, un chemin bien tracé quasi à niveau qui épouse les vallées, jusqu’à la cabane de Pinatell.

C’est ici que nous attend Michelle, venue nous ravitailler de quelques victuailles et encouragements !

En début de soirée 3 randonneurs arrivent également et passeront la nuit avec nous.

Un bon repas et une belle soirée qui nous reboostent bien pour les derniers jours du périple.

Bon repas (il y a même des assiettes dans la cabane)
Cinquante-et-unième nuit

Ne manquez pas au prochain article :

Les dernières étapes du parcours et l’arrivée à Banyuls !

Val d’Aran, Haute Ariège et Andorre –  Jours 35 à 43

Cette portion nous conduira vers l’Est du Val d’Aran dans le « Parc Natural de l’Alt Pirineu ». Puis l’on passera quelques brefs jours dans les Pyrénées Ariégeoises avant de faire une petite traversée au Nord de l’Andorre.

Etape 31 – d’Arties à la cabane d’Airoto

Récap en bref :

  • Distance : 21 km
  • D+ : 1625 m
  • D- : 572 m
  • Départ : 9h45
  • Arrivée : 18h30

Récap détaillé :

Départ ce matin assez tard, beaucoup de choses à régler avant de partir dont la publication du précédent article du blog !

On se dirige depuis Arties vers les villages de Gessa, Unha et Bagergue. Jolis villages, très propres, avec de beaux chalets en pierre. On se dit que ce doit être très beau l’hiver.

Nous arrivons par le GR11 qui suit des pistes au plat de la station de Baqueira où nous pique-niquons. On a déjà pris 700 m de dénivelé, les sacs pèsent bien lourd avec tout le ravito dedans, la pause fait du bien.

On se dirrige ensuite vers les étangs de Bacivèr, d’abord le « baish » puis ceux « del naut ». Le brouillard nous enveloppe alors créant une atmosphère étrange. On grimpe vers les Tucs « Rosari de Bacivèr » et « Marimanha », tout droit dans la pente, heureusement avec le brouillard ça passe vite. Difficulté sur cette portion : il n’y a pas de sentier et les cairns sont très très rares, il faut faire appel à nos talents de pisteurs ! Nous finissons l’ascension par les crêtes et nous avons la chance que le brouillard se dégage une fois que nous sommes au sommet.

À partir de là, il faut suivre une longue ligne de crête jusqu’au col d’Airoto. Passage plutôt agréable, pas vraiment vertigineux, donnant une belle vue sur les vallons successifs et leurs lacs de part et d’autre.

Vue depuis le beau balcon que forment les crêtes

Finalement, au col on aperçoit les lacs et la cabane orange pétard d’Airoto (que nous avions repérée déjà de bien plus loin grâce à sa couleur) ; on bifurque alors dans la pente pour y arriver. On s’accorde à qualifier cette portion de longue et chiante pénible, car il faut descendre pendant 1h30 dans de gros éboulis/blocs entassés. C’est marrant au début de se déplacer d’un rocher sur l’autre, mais au bout d’un moment on n’en peut plus (surtout Maroussia) !

Fin du calvaire dans les blocs, on y est presque !

Finalement on longe le plus grand des lacs et après l’avoir cherchée un peu, on arrive à la mignonne cabane d’Airoto ! Enfin ! Heureux d’y être, le coin est superbe, et on profite des derniers rayons de soleil au-dessus des crêtes en mangeant notre bonne soupe du soir.

Cabane d’Airoto qui se cache derrière un rocher

On fait la connaissance de Sam, un Canadien qui est à la cabane pour le soir. Nous décidons finalement de planter la tente à côté du refuge pour être plus tranquilles, et on est bons pour une bonne nuit de sommeil après cette rude journée !

Trente-cinquième nuit

Etape 32 : de la cabane d’Airoto au refuge Enric Pujol (Mont Roig)

Récap en bref :

  • Distance : 19,5 km
  • D+ : 1625 m
  • D- : 1583 m
  • Départ : 8h45
  • Arrivée : 19h15

Récap détaillé :

Après avoir petit-déjeuné sur la grande table extérieure de la cabane, on fait un peu plus connaissance avec Sam le canadien pendant que la toile de tente sèche auprès du poêle.

Puis c’est parti, on passe un premier col d’où on peut admirer une dernière fois les lacs d’Airoto, et on enchaîne 1200 m de dénivelé négatif pendant 3h. Petite difficulté de repérage du chemin sur la fin de la descente qui nous oblige à naviguer à vue au milieu des champs et des hautes herbes … mais on arrive finalement au joli village d’Alos d’Isil : maisons toutes en pierres, style presque médiéval, beau soleil, bel endroit pour pique-niquer !

Alos d’Isil

Prenons le temps de profiter car la suite va être rude !

On suit depuis le village la route jusqu’au pont de Pina. Puis on bifurque à droite dans le vallon menant aux crêtes de la sierra de Pilas. 1200 m de D+ jusqu’à un premier col. Petit loupé, on s’est planté de vallon final et on à grimpé un autre col que celui visé, mais sans conséquences, on retombe sur nos pattes en descente !

Une crête affûtée pour basculer vers le vallon de Nyiri !

On plonge alors dans le vallon de Nyiri, puis on franchit successivement les cols « Curiòs » et « Calberante ». Ces passages bien que jolis sont éprouvants pour nos guiboles déjà fatiguées !

Passage au col de Calberante, les nuages engloutissent les montagnes au loin

Heureusement la dernière descente jusqu’au refuge est magnifique ! Elle passe dans un vallon dominé au Nord-Ouest par le Mont Roig, parsemé de lacs successifs et de banquettes rocheuses rouges où serpentent des méandres de torrents. Le tout sublimé par la lumière décroissante du soleil couchant. Cela permet de faire passer plus vite cette dernière heure de descente.

On arrive enfin au refuge, soulagés après une nouvelle grosse journée éprouvante (environ 9h de marche effective et de gros dénivelés) ! On y rencontre 2 HRPistes qui vont dans le sens inverse au nôtre, on passera la nuit ici avec eux.

Trente-sixième nuit

Etape 33 : du refuge Enric Pujol au refuge de Certascan

Récap en bref :

  • Distance : 14,5 km
  • D+ : 1041 m
  • D- : 1080 m
  • Départ : 7h30
  • Arrivée : 14h30

Récap détaillé :

Les deux autres occupants du refuge partent à 5h30 ; nous on a mis le réveil à 6h30 et on part à 7h30, avec le soleil qui nous réchauffe car la matinée n’est pas chaude.

Refuge de Mont Roig à la lumière du matin
Belles lumières du soleil levant vers l’Est

On se dirige vers le hameau de Noarre puis on remonte vers les lacs de Guerosso à côté desquels on pique-nique. Nous finissons ensuite nos 1000m de D+ vers le col de Cercastan. D’ici on a une belle vue sur la pique d’Estat, sommet de Catalogne et le Montcalm, dernier « 3000 » de la chaîne à l’Est.

Bonne surprise, la descente jusqu’au refuge de Cercastan est bien plus rapide qu’on pensait et on y arrive tôt dans l’après-midi (en plus il y a la wifi !!). Le refuge est proche du lac de Certascan, plus grand lac des Pyrénées Catalanes (voire espagnoles ?).

Lac de Certascan

Joli refuge, même si sa position n’est pas des plus accueillantes.

On passera la nuit ici en tente, après un bon repas au refuge en compagnie d’un autre français et d’un couple d’allemands très sympas.

Trente-septième nuit

Etape 34 : du refuge de Certascan au refuge du Pinet

Récap en bref :

  • Distance : 12 km
  • D+ : 1280 m
  • D- : 1260 m
  • Départ : 8h00
  • Arrivée : 15h20

Récap détaillé :

La nuit fut très venteuse et brumeuse. Mais le petit matin est tout dégagé ! On profite des premiers rayons de soleil sur la Pique d’Estat au loin.

La première partie du parcours est une série de montées/descentes de lacs en lacs dans un paysage rocailleux. Parfois le refuge de Certascan s’aperçoit au loin coincé entre 2 rochers rouges.

Ensuite direction plein Est vers le Port de l’Artigue où l’on repasse en France après 7 jours passés côté Espagnol.

Retour en France au Port de l’Artigue

Belle descente vers les Oris du Cortal, dans de gros blocs, heureusement on a eu un bel entraînement il y a quelques jours…

On quitte alors le GR transfrontalier pour prendre le tracé du trek de la « Porta del Cel ». Petite pause pique-nique au lac de Montesaure.

Puis on monte péniblement vers la pointe de Recous. De là, vilaine descente mal tracée puis grosse montée tout droit pour arriver à hauteur du Refuge du Pinet … mais de l’autre côté des gorges …

Dernière montée pour dépasser le refuge, puis traversée des gorges et descente finale vers le refuge où l’on s’attend à trouver l’équipe de choc de  ravitaillement qui nous rejoint pour le weekend. Mais ils ne sont pas encore là ! On se cherche donc un spot de bivouac, car les places ont l’air chères !

Le refuge du Pinet

La fine équipe arrive vers 18h, le temps de trouver les derniers « plats » restants pour les tentes, on prend l’apéro et on entame l’aligot-magret porté par Gaëtan et Jérôme. Puis c’est l’heure de dormir, il faut être en forme pour la journée de demain !

Ca y est tout le monde est là !
Trente-huitième nuit

Etape 35 : Refuge du Pinet, Montcalm, Pique d’Estat et autres « 3000 », Étang de Soulcem

Récap en bref :

  • Distance : 13,5 km
  • D+ : 1032 m
  • D- : 2078 m
  • Départ : 9h
  • Arrivée : 19h15

Récap détaillé :

L’objectif du jour est l’ascension du Montcalm (et autres pics à proximité) avec toute l’équipe. Attaque de la montée à 9h, dans un paysage assez austère de roches rouges. Quelques petits lacs, puis on arrive au col de Riufret après 2h de montée.

Il y a beaucoup de monde dans le secteur. On commence par le Montcalm, d’où on a une vue complètement dégagée sur les alentours.

L’équipe au Montcalm

Puis pique-nique au col avant d’attaquer la pique d’Estat et le Verdager. Déjà trois « 3000 » !

En haut de la pique d’Estat, sommet de la Catalogne !

On se sépare ici en deux groupes. Jérôme et Loïc passent par la crête du Verdager pour descendre au Port de Sotllo, puis grimper au Pic de Sotllo avant de redescendre par un itinéraire bis pour retrouver au niveau de l’Etang d’Estats le reste du groupe qui est redescendu par le chemin de l’aller.

Depuis le pic de Sotllo, de gauche à droite : Montcalm, Verdager, Estat et crête Sot Llo

On revient tous ensemble au Refuge du Pinet. Petit plouf dans l’étang avant de ranger les affaires et de profiter d’une petite crêpe en terrasse !

Il est temps de redescendre aux voitures. Pas mal de dénivelé négatif à avaler avant d’arriver. Tout le monde a les jambes lourdes, heureusement les bords du chemin sont remplis de myrtilles !

Finalement après 1h30 de descente on arrive au parking. Le temps de se poser  et de récupérer notre ravitaillement apporté par Fabien. On se fait ensuite amener à l’étang de Soulcem en voiture, ce qui nous permet d’éviter une longue marche sur route et nous fait gagner 500 m de dénivelé sur l’étape du lendemain.

C’est là qu’on quitte tout le monde. Super weekend, ça fait plaisir de partager un bout de route avec d’autres personnes ! On se met à la recherche d’un spot de bivouac et on en trouve finalement un en surplomb du lac, après avoir un peu désespéré.

Trente-neuvième nuit

Etape 36 : de l’étang de Soulcem au refuge de l’étang Fourcat

Récap en bref :

  • Distance : 7 km
  • D+ : 1092 m
  • D- : 276 m
  • Départ : 8h
  • Arrivée : 13h30

Récap détaillé :

Réveil en surplomb du lac avec les pointes ensoleillées en face ! On se dirige vers le vallon du Picot en restant au frais de l’ombre matinale.

La montée vers les étangs est raide mais on prend rapidement le dénivelé, efficacité maximale. Quelques pauses ramassage de myrtilles qui poussent par grappes au bord du chemin !

Passage aux Orris du Picot, puis arrivée aux lacs étagés par 100m de dénivelé. C’est très beau (Jérôme n’avait pas menti!), mais c’est raide.

Pause au bord d’un lac

Passage de 2 cols successifs offrant une belle vue, l’un sur les pics faits la veille, l’autre sur les lacs côté étang Fourcat. On finit par la descente au refuge.

Les étangs avec le refuge au milieu

Une fois au refuge on profite du soleil en mangeant notre pique-nique. Montage de la tente, puis rapidement le ciel se couvre et l’orage arrive. Pluie et grêle, on est contents cette fois d’être dans le refuge !

Bon repas agrémenté de discussions avec les personnes présentes et avec vue sur les moutons.

On a planté la tente pas loin au cas où la nuit se passe mal (on pourra vite rentrer à l’intérieur), et en surplomb de l’étang du Fourcat. Le soir le vent souffle quand même fort, on espère que la nuit ne sera pas trop agitée !

Quarantième nuit

Etape 37 : du Refuge de l’étang Fourcat au Refuge de Sorteny

Récap en bref :

  • Distance : 13,5 km
  • D+ : 793 m
  • D- : 1256 m
  • Départ : 8h
  • Arrivée : 15h

Récap détaillé :

La nuit a été bonne, pas de pluie et peu de vent, la tente n’est même pas humide au réveil ! Et on a droit à un beau lever de soleil.

Le refuge au petit matin à l’Est
Les crêtes rougissantes à l’Ouest

Petit dej’ au refuge en compagnie des autres pensionnaires, bonne ambiance !

On part en direction du col de l’Albeille. Sur le chemin on passe devant plusieurs jolis étangs (Coneille, Albeille) qui paraissent idéaux pour le bivouac.

Au col, on passe en Andorre. S’ensuit une descente vers la station de ski d’Ordino que l’on longe sur le versant opposé. Il fait très chaud et malgré le fait que l’on soit mardi, il y a beaucoup de monde, ça sent les vacances ! Nous continuons notre chemin jusqu’à midi où l’on pique-nique à l’ombre, à la « Portella de Besali ».

L’étape du jour continue en descente tranquille dans les prairies puis la forêt jusqu’au parking du parc naturel de Sorteny. Il nous reste alors 1km de piste pour atteindre le refuge Borda de Sorteny, tout rénové posé au milieu de belles prairies fleuries.

Nous profitons de la faune et flore qu’elles abritent avant que l’orage ne se fasse sentir.

On regagne alors le refuge en libre accès (sous le refuge gardé), tout neuf lui aussi (il y a même des prises !) mais peu chaleureux. Ça fera tout de même l’affaire pour la nuit, on ne se plaint pas !

Quarante-et-unième nuit

Etape 38 : du Refuge de Sorteny au refuge de Juclar

Récap en bref :

  • Distance : 18 km
  • D+ : 1715 m
  • D- : 1350 m
  • Départ : 7h30
  • Arrivée : 16h30

Récap détaillé :

Départ du refuge par une bonne montée vers la cabane de Serrera. En chemin on a la chance de voir une biche avec 2 faons !

Après la cabane, la montée se fait plus douce dans le vallon de Sorteny. On arrive au pied du col de Mepers que l’on gravit assez vite.

On quitte alors le parc naturel de Sorteny et on descend vers la cabane de Jan (jolie cabane libre). Puis c’est une grooosse montée vers le col de Varilles où l’on pique nique.

Encore une bonne descente vers la cabane de Sorda (encore plus jolie cabane libre). Puis on se trompe un peu d’itinéraire en voulant rejoindre le val d’Incles, heureusement sans conséquences, on arrive à trouver un itinéraire bis.

Finalement on finit la journée par une dernière montée bien casse pattes qui nous conduit au refuge de Juclar, vraiment très beau. On décidera de passer la nuit dans la partie hiver pour éviter le montage/démontage de la tente.

Quarante-deuxième nuit

Etape 39 : du refuge de Juclar à l’Hospitalet-près-l’Andorre (puis Ax-les-Thermes)

Récap en bref :

  • Distance : 11,7 km
  • D+ : 342 m
  • D- : 1209 m
  • Départ : 7h50
  • Arrivée : 13h

Récap détaillé :

Départ assez tôt après avoir acheté 2 pique-niques au refuge. On laisse les gardiens bien sympas et on file vers le col de l’Alba. On retrouve la France à ce niveau.

Le chemin vise plusieurs lacs, sympa au début mais un peu moins quand on doit passer au milieu des gros blocs et des toiles d’arraignée.

Puis on change de vallée pour bifurquer vers le vallon de Pedourres puis d’Arques, très sympa et sur un chemin pas trop raide donc parfait ! Nous arrivons finalement en vue du village de l’Hospitalet-près-l’Andorre aux alentours de midi.

Pique-nique, puis pause dans le village en attendant le bus. Parce que demain c’est l’anniversaire de Maroussia, ce qui vaut bien une journée farniente à Ax-les-Thermes ! On y arrive vers 16h30, le temps de prendre une bonne douche et de faire un tour dans le village (c’est marrant de voir les fontaines d’eau très chaude) puis bon resto montagnard et bonne nuit dans un beau lit !

Les eaux chaudes d’Ax
Quarante-troisième nuit – Enfin un bon lit !!

Haut-Aragon, Haute-Garonne et Val d’Aran – Jours 27 à 34

Portion sur le GR11, le GR transfrontalier et le GR10, qui va nous faire naviguer entre Haut-Aragon, Haute-Garonne et Val d’Aran. Passage par les massifs des Posets, du Perdiguère, de l’Aneto et des Encantats !

Etape 23 : de Parzán au Refuge Viados

Récap en bref :

  • Distance : 22 km
  • D+ : 1481 m
  • D- : 910 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 17h45

Récap détaillé :

Départ pas trop matinal ce matin, on commence par rattraper le GR11 au-dessus de Parzán qui nous conduit à l’entrée de la piste du col d’Urdiceto.

Ce sont 11km de piste et 1100 m de dénivelé positif qui nous attendent jusqu’au col … heureusement dans un beau vallon arboré jusqu’à la centrale hydroélectrique d’Urdiceto. Nous pique-niquons ici à côté du petit lac de retenue.

La fin de la montée au col se fait en plein soleil, pas forcément la partie la plus intéressante.

Heureusement au col la vue est au rendez-vous sur les pics des Posets au fond.

La descente est aussi longue (environ 11km) et pour la majeure partie sur une piste. De ce côté, le « valle de Gistaín » est moins encaissé qu’à Parzán, et plus verdoyant.

Dernière pause avant la petite montée finale au refuge qui finit de nous casser les pattes. Mais l’arrivée au refuge est splendide, belle maison en pierre surplombant des prairies parsemées de cabanes en pierre, avec en fond les pics et crêtes des Posets et Llardana à plus de 3300 m. On peut y admirer de magnifiques plissements dans la roche.

Vue depuis le refuge de Viados

Repas du soir au refuge, puis on plante la tente à côté. Ce n’est pas censé être autorisé (on ne peut bivouaquer qu’à partir d’une certaine altitude dans les parcs espagnols) mais c’est tout de même toléré.

Vingt-septième nuit

Etape 24 : du refuge de Viadós au lacs des Isclots

Récap en bref :

  • Distance : 17 km
  • D+ : 1542 m
  • D- : 834 m
  • Départ : 8h35
  • Arrivée : 17h40

Récap détaillé :

Retour côté français pour cette étape. De plus, détail notoire, on est à la moitié des 48 étapes prévues initialement dans le parcours !

Départ du refuge avec un beau soleil, mais la tente toute humide n’a pas eu le temps de sécher.

On se dirige vers la « Pleta de Añes Cruces ». Sur la route on croise un grooos taureau que l’on contourne bien sagement.

Ensuite direction le Port d’Aigues Tortes. Dans la montée on croise 2 HRPistes qui font le trajet dans le sens inverse. Arrivés au col on pique nique avec une belle vue sur le Bachimania juste au dessus, les Posets au sud, et le Pic des Gourgs Blancs et le Perdiguère à l’ouest.

La descente se fait par le vallon d’Aygues-Tortes jusqu’à la cabane de Prat-Cazeneuve actuellement occupée par la bergère. Il est encore tôt dans l’après-midi donc on décide de continuer notre route vers le vallon des Gourgs Blancs où l’on aurait dû passer demain.

Passage au premier lac, de Pouchergues. Petite frayeur mutuelle alors que Maroussia, ne voyant plus Loïc devant, est partie sur le mauvais chemin et que Loïc, ayant avancé trop vite, ne voit plus Maroussia derrière. On se cherche et on s’appelle pendant un moment mais finalement tout rentre dans l’ordre, on continue sur un chemin de service qui permet d’arriver au vallon des Gourgs Blancs en s’évitant de descendre à la Soula puis de remonter quelques centaines de mètres de dénivelé.

Arrivée au lac de Caillauas avec son beau barrage.

Il reste 2 km et 200 m de dénivelé jusqu’aux lacs des Isclots que tout le monde nous conseille. Nous terminons donc par cette dernière montée, sous un beau soleil de fin d’après midi.

Arrivés aux lacs, la vue est en effet magnifique. Des petites îles, les pics des Gourgs Blancs au dessus, le pic des Spijeoles au loin.

Séance photo acrobatique

Petit plouf dans le lac pour Loïc, qui dit qu’elle est froide donc Maroussia n’y va pas.

On plante la tente au bord du lac en profitant de la chaleur du soleil du soir avant qu’il ne se cache. Encore une belle nuit nous attend après cette grande journée !

Vingt-huitième nuit

Etape 25 : Du Lac des Isclots au Refuge du Portillon

Récap en bref :

  • Distance : 6,5 km
  • D+ : 820 m
  • D- : 686 m
  • Départ : 8h30
  • Arrivée : 14h

Récap détaillé :

Montée sous un beau soleil matinal vers le col des Gourgs Blancs. Un peu de neige mais pas besoin de cramponner jusqu’ici. Devant nous on peut admirer les « 3000 » du cirque du Portillon.

Loïc monte faire le pic Gourdon juste au-dessus du col. D’ici on peut admirer les lacs d’Oô, Espingo, Portillon, lac glacé, ainsi qu’entre autres pics, le Spijeoles, Perdiguère, Gourgs Blancs, pic d’Oô … bref de quoi enumérer jusqu’à plus soif !

Où est Loïc ?

La redescente depuis le col se fait en crampons, on vise le pluviomètre posé en surplomb du lac glacé. Et on finit notre montée vers la tusse de Montarqué (étrange et beau replat herbeux/cailĺouteux à presque 2900 m), d’où l’on surplombe le lac et le refuge du Portillon (Jean Arlo).

Lac du Portillon (avec le refuge en tout petit à côté du barrage)

Arrivés ensuite au refuge on installe la tente. L’occasion pour Loïc de montrer ses talents artistico-maçonniers par l’érigement d’un beau cercle de pierre autour de la tente.

L’orage passe au dessus de nous, heureusement nous sommes bien à l’abri au chaud dans le refuge. On y fait la connaissance d’un ancien HRP-iste, Luciano, qui sera (hormis les gardiens), notre seul compagnon du soir.

Vingt-neuvième nuit (et le beau mur de Loïc)

Etape 26 : du Refuge du Portillon au Refuge de la Rencluse

Récap en bref :

  • Distance : 19 km
  • D+ : 1180 m
  • D- : 1601 m
  • Départ : 6h00
  • Arrivée : 18h00

Récap détaillé :

Réveil à 4h45, le temps de plier nos affaires et petit déjeuner, départ à 6h. Direction le col supérieur de la Litterole. Après avoir contourné le lac, on monte droit dans le pierrier, puis dans un nevé. On arrive au bas du vallon du col, il y a beaucoup de vent, du brouillard et il fait froid. Moment d’hésitation sur le fait de continuer par là car on souhaite faire le Perdiguère (point culminant de la Haute-Garonne) mais sans la vue au bout ça n’a pas le même intérêt …

Finalement on continue, et heureusement car à 8h30 au col, le brouillard et les nuages sont chassés par le soleil ! Montée donc au pic par la crête, l’arrivée au sommet nous offre une belle vue sur les massifs environnants (Maladeta, Posets, …). Coté francais c’est la mer de nuages, coté espagnol c’est plus degagé.

Belle coupe au sommet du Perdiguère

La descente vers l’Espagne comence par un névé bien raide, on passe au-dessus du lac de la Litterole glacé, puis on rallie les hauteurs du vallon de Remuñe. Partie assez plaisante au milieu des banquettes de granit roses, gris, blancs en suivant les langues de neige.

La descente dans le vallon de Remuñe est assez pénible bien que jolie. Le sentier difficile à suivre passant par des gorges demande quelques traversées périlleuses du torrent, ce qui n’est pas du goût de Maroussia. Loïc est stoppé net par une chute en tentant une pointe de vitesse au milieu des gispets (herbes méchantes qui en plus de piquer les fesses quand on s’asseoit dessus, sont très glissantes !). Heureusement plus de peur que de mal, et on finit la descente vers l’Hospital de Benasque en mangeant les premières myrtilles et en admirant des lys jaunes.

Lys jaune

Arrivée dans le bon timing à l’Hospital de Benasque juste avant que l’orage ne s’abatte. On prend la navette jusqu’à la Besurta, puis on monte les derniers 150 m jusqu’à la Rencluse. On y croise les alpinistes revenant de l’Aneto, ils ont l’air bien fatigués ! On dormira au refuge ce soir (qui oblige à prendre la demi-pension pour compenser le fait qu’ils doivent réduire les effectifs à cause du covid), le bivouac n’est pas trop autorisé ici.

Trentième nuit au refuge de la Rencluse

Etape 27 : Le ravitaillement – Port de Benasque et pic de la Sauvegarde

Détail en bref :

  • Distance : 15 km
  • D+ : 1180 m
  • D- : 1180 m
  • Départ : 7h30
  • Arrivée : 15h30

Récap détaillé :

Objectif de la journée, retrouver la famille de Loïc au Port de Benasque pour récupérer du ravitaillement.

Départ à 7h30 de la rencluse. Les premiers grimpeurs de l’Aneto sont partis depuis 5h du mat’. On redescend vers Besurta pour remonter en direction du Port de Benasque où on arrive vers 10h.

La famille ne tarde pas à arriver ! Ils sont partis de l’Hospice de France ce matin, passage par le refuge de Venasque et les lacs de Boums.

On fait la montée jusqu’au pic de la sauvegarde (2750m) juste à côté. De là on a un beau panorama sur le massif de la maladeta et l’Aneto côté espagnol, et sur la mer de nuages côté français !

L’équipe de ravitaillement
Avec la vue sur l’Aneto

Redescente ensuite au port de Benasque avec le précieux chargement. Marrant d’avoir fait ce ravitaillement à cet endroit qui fut autrefois un lieu de commerce et d’échange entre France et Espagne.

On se sépare ici, chacun redescendant de son côté. Pour notre part on retourne à la Rencluse récupérer nos affaires que l’on y avait laissé pour la journée. On se renseigne sur l’itinéraire de l’Aneto que l’on envisageait de faire mais finalement on abandonne l’idée (pas assez équipés, météo trop incertaine).

On décide de camper autour du refuge ce soir en s’en écartant, même si c’est un peu interdit.

Trente-et-unième nuit

Etape 28 : du Refuge de la Rencluse au Refuge de Mulleres

Récap en bref :

  • Distance :10,8 m
  • D+ : 1106 m
  • D- : 858 m
  • Départ : 7h00
  • Arrivée : 13h00

Récap détaillé :

Etape initialement prévue entre la Renclusa et l’Hospitau de Vielha, mais que l’on raccourcira en s’arrêtant au refuge de Mulleres.

Départ vers le col de la Rencluse d’où l’on domine le Plan dels Aigualluts vers lequel on redescend. C’est ici, au Forau dels Aigualluts que l’eau du glacier de l’Aneto disparaît sous la montagne pour ressortir 4 km plus loin en formant la Garonne !

Plan dels Aigualluts

On passe ensuite par un petit vallon assez sauvage, marmottes, marmottons et Isards à foison. Et l’on continue de grimper en direction du col de Mulleres.

Marmotton

Dans la montée finale entre neige et rochers, on voit la météo changer subitement … l’Aneto derrière nous se fait recouvrir par les nuages et les premiers grondements se font entendre. Il n’est que 10h30. On continue de monter puis on s’arrête et on s’équipe pour affronter l’orage voyant qu’il nous arrive dessus : assis sur les sacs, kways, ponchos, et tapis de sol sur la tête !

La joie !

L’orage passe, on se fait arroser de grêle et pluie ! Heureusement ça ne dure que 30 min mais ce fût assez impressionnant !

La grêle

On profite de l’accalmie post-orage pour finir le col. Loïc prend de l’avance pour monter au Pic des Mulleres (vieux compte à régler ici!). C’est la frontière entre Aragon et Catalogne.

L’orage revient au dessus des Mulleres

Puis on entame la descente par la desescalade de la crête puis les pierriers jusqu’aux « Estanhets de Molières ». On entend un nouvel orage qui approche, on se dépêche pour arriver à temps au refuge de Mulleres (ou « Molières » en catalan).

Abri de Mulleres

Joli abri d’urgence assez neuf, on y retrouve un HRP-iste croisé plus tôt qui s’y est abrité aussi. 10 min après, un groupe d’espagnols arrive, ils ont repris la grêle…

Pique nique ici, et on attend que ça passe. Les autres occupants s’en vont en profitant de l’accalmie, nous on décide de rester là pour la nuit pour éviter de se reprendre un orage. Finalement le temps se lève en début de soirée, le soleil pointe le bout du nez, suffisant pour sécher nos affaires. On restera seuls pour la soirée dans le beau refuge.

Trente-deuxième nuit

Etape 29 : du Refuge de Mulleres au Refuge de la Restanca

Récap en bref :

  • Distance : 16,3 km
  • D+ : 915 m
  • D- : 1301 m
  • Départ : 7h30
  • Arrivée : 15h30

Récap détaillé :

On laisse derrière nous le refuge pour descendre vers l’Hospitau de Vielha. Là on profite du réseau mobile pour checker la météo du jour.

Ensuite on monte direction le Pòrt de Rius et le lac de Rius. De gros nuages sont accrochés sur les crêtes des Mulleres derrière nous mais il ne pleuvra pas. On entre ainsi dans le parc national d’Aiguestortes (périmètre extérieur).

Du lac de Rius ou l’on pique nique, nous décidons de prendre le GR11 plus direct que la HRP pour rejoindre le refuge de la Restanca. On est un peu échaudés par l’orage de la veille et le ciel reste menaçant donc pas de prise de risque en passant par les crêtes. Dommage car on loupe de beaux lacs apparement mais on y reviendra !

Finalement arrivée dans l’après midi au refuge, devant le lac d’un bleu profond.

En soirée le brouillard s’installera, mais il n’y aura pas eu de pluie de la journée. Nuit au refuge car le bivouac est interdit au sein du parc national (pas pratique pour nous).

Trente-troisième nuit

Etape 30 : du refuge de la Restanca à Arties

Récap en bref :

  • Distance : 22 km
  • D+ : 847 m
  • D- : 1724 m
  • Départ : 7h45
  • Arrivée : 16h30

Récap détaillé :

Départ sous le brouillard et montée vers différents lacs et cols. On dépasse rapidement la couche nuageuse pour la surplomber, magnifique !

On entre brièvement dans le Parc National d’Aiguestortes, l’occasion d’apercevoir certains des lacs et les Bessiberis en fond. Après le Port de Caldes on redescend vers le lac et le refuge de Colomers.

On suit le GR11 pour rejoindre le Coll de la Ribereta où on pique-nique. Puis c’est une looongue descente vers Arties majoritairement par de la piste puis de la route. Heureusement une portion très florale, et pleine de pieds de framboisiers sauvages couverts de framboises !

Miam !

Arrivée dans le beau village de Arties, camping pour la soirée et ravitaillement, au bord de « l’Arriu Garona ».

Trente-quatrième nuit

Bilan statistique à environ mi-parcours

  • Nombre d’étapes : 30
  • Heures passées en balade : 237,55 h soit 7,55 h en moyenne par étape
  • Distance parcourue : 496 km soit 16,5 km/étape en moyenne
  • Dénivelé positif : 34459 m soit 1145 m/étape en moyenne
  • Dénivelé négatif : 32105 m soit 1070 m/étape en moyenne

Les valeurs sont bien sûr données à titre indicatif et à priori légèrement minorées en raison de la précision du tracé à la main sur les applis carto utilisées (IGN’rando et AlpineQuest)

Hautes-Pyrénées, Haut Aragon – Jours 21 à 26

Etapes 18 bis et 18 ter : Pause à Gavarnie

Nous avions prévu une journée de pause à Gavarnie afin de se reposer, de préparer les jours suivants, faire les courses, écrire le blog, graisser les chaussures… En profitant de la belle vue sur le cirque.

Le cirque de Gavarnie et sa cascade, la plus haute d’Europe (423 m)

Tout cela nous a pris toute la journée, d’autant plus qu’il a fallu revoir une fois de plus notre itinéraire car le passage prévu par la brèche de Tuquerouye était à priori encore trop enneigé. Après avoir demandé conseil aux CRS des secours en montagne (qui nous ont en plus indiqué une super appli de cartographie : Alpine Quest), nous décidons de passer par l’Espagne ! On va quitter la HRP pour quelques jours afin de passer par la brèche de Roland et le Mont Perdu.

Nuit au camping et réveil tôt le lendemain, mais il ne fait vraiment pas beau et la météo annonce des orages… Après avoir un peu tergiversé on décide de rester un jour de plus plutôt que de marcher sous la pluie, demain le temps s’améliore !

Journée occupée par la prévision un peu plus précise du planning à long terme, des jeux, la visite de la maison du parc national et du cimetière des pyrénéistes, une bonne sieste… Et une amélioration du système de tendage de la tente.

Vingt-et-unième et vingt-deuxième nuit au camping de Gavarnie (où est la tente ?)

Etape 19 : de Gavarnie au refuge de Góriz, en passant par la brèche de Roland

Récap en bref :

  • Distance : 14 km
  • D+ : 1726 m
  • D- : 918 m
  • Départ : 8h40
  • Arrivée : 17h15

Récap détaillé :

Départ dans l’humidité et le brouillard de Gavarnie. Il ne fait pas chaud ce matin. On se dirige vers le fond du cirque afin de passer par les échelles des Sarradets pour rejoindre le refuge du même nom au pied de la brèche de Roland.

La montée par ce côté est bien raide … on suit les marques comme on peut dans le brouillard dense. Et on a droit à de jolies surprises sur le chemin ! Des edelweiss !

Premières Edelweiss croisées

Après avoir passé les premiers étages du cirque, on arrive au pied du vallon de Sarradets. Nous sommes étonnés de ne pas avoir passé d’échelles métalliques comme on pensait qu’il y aurait (apparemment les échelles c’est kuste le nom de la montée). La vue commence à se dégager à cette altitude, offrant un beau spectacle sur la cascade  dans le brouillard.

Les nuages laissent apparaître la cascade

Nous finissons par dépasser le brouillard, et l’on commence à apercevoir le haut du cirque et la brèche de Roland ! Superbe, encore pas mal de neige au dessous.

Vue sur la brèche de Roland

Nous cramponnons au niveau du refuge des Sarradets, encore en travaux. Dernière montée dans la neige et on arrive enfin à la brèche, après 1500 m de dénivelé !

Vue de la brèche de Roland

Une magnifique vue s’offre à nous, au dessus des nuages, côté Français et Espagnol. Au loin, le pic du midi, le Vignemale. Loïc fait une tentative d’aller au Taillon mais s’arrête au « doigt » car le temps se couvre côté Espagnol.

Le taillon dans le brouillard derrière le doigt

Direction maintenant le refuge de Góriz. On suit tant bien que mal notre trace GPS, crampons au pieds, qui nous fait passer sur une sorte de banquette encore bien enneigée et sous la grotte de Casterets. Nous sommes frappés par la différence de paysage ici côté Espagnol. La roche calcaire grise, des failles, peu d’arbres dans la vallée.

Finalement on rejoint le Col du Descardor, où l’on aperçoit 2 isards. Puis on arrive sur les hauteurs de Góriz,  d’où l’on commence à admirer le canyon d’Arazas, déjà impressionnant !

Types de paysages lunaires côté Espagnol

La dernière descente vers le refuge sera marquée par l’observation de bébés marmottes !

Beaucoup de monde au refuge malgré l’heure tardive (18h). De nombreuses personnes vont camper ce soir, il nous faut dénicher un bon spot avant que tout ne soit pris ! Chose faite nous attendons 20h pour le repas (et le montage de la tente). Nous avons finalement le temps d’admirer encore le canyon devant nous avant de se coucher.

Vingt-troisième nuit

Etape 20 : Le Mont Perdu

Récap en bref :

  • Distance : 7,1 km
  • D+ : 1130 m
  • D- : 1130 m
  • Départ : 8h30
  • Arrivée : 16h

Récap détaillé :

Réveil pas trop tôt, on préfère ne pas être les premiers à marcher sur la neige serrée du matin ! Rangement des affaires, petit dej’ au refuge, location des piolets (selon les conseils des gardiens) et c’est parti !

On prend du dénivelé en suivant le sentier jusqu’au pied de la « Escupidera » où l’on cramponne.

La neige est encore dure ce qui facilite la progression. Nous traversons un paysage très beau, calcaire et enneigé. Face à nous le cylindre du Marboré.

Arrivés au petit lac glacé, on attaque une belle montée bien raide (impressionnante vue d’en bas !) qui nous amène au dernier col d’où la vue est déjà magnifique sur les vallées. Il ne reste alors que quelques mètres dans la neige pour arriver au sommet.

La colonne des courageux grimpeurs qui s’attaquent au Mont Perdu

Ça y est ! On y est ! De là, une vue à 360° s’offre à nous. Côté français la plaine est sous les nuages, seuls les pics dépassent. On reconnaît le Vignemale, le pic du midi, le Perdiguère, l’Aneto et tout au fond les pics de l’Ariège et des PO. Plus proches, les sommets du Marboré, les cirques d’Estaubé et Troumousse et la brèche de Tuquerouye (finalement pas si enneigée  …).

Du haut du Mont Perdu – côté français
Du haut du Mont Perdu – côté espagnol

Le temps de prendre quelques photos au sommet et de pique-niquer, et nous redescendons par le même chemin.

La descente du Mont Perdu

Arrivée encore tôt dans l’après-midi au refuge bien bondé (en même temps c’est samedi). On trouve un meilleur spot que la veille pour la tente.

Vingt-quatrième nuit au refuge Goriz

Etape 21 : Du refuge de Góriz à Pineta

Récap en bref :

  • Distance : 19,8 km
  • D+ : 1045 m
  • D- : 1989 m
  • Départ : 8h50
  • Arrivée : 18h10

Récap détaillé :

Départ ce matin pour la vallée de Pineta. Nous avions prévu un itinéraire un peu aérien via la « faja de las olas », mais après avoir demandé conseil au refuge on nous dit que des passages sont encore glacés/enneigés. Ne préférant pas prendre de risques avec nos gros sacs, on s’engage sur le GR11 classique sachant que ça nous rajoute du dénivelé + et – .

Direction le col d’Arrablo dans un premier temps. Là nous basculons dans le canyon d’Anisclo, que nous avions pu admirer de haut la veille. La descente vers le fond du canyon est assez abrupte, mais tout de même spectaculaire sous un beau soleil avec toutes les cascades coulant des parois des gorges. D’autant plus que nous traversons de beaux tapis d’edelweiss entre autres belles fleurs.

Depuis le col d’Arrablo vers le canyon d’Anisclo

Arrivés au fond du canyon, une belle montée nous attend vers le col d’Anisclo qui nous fera passer vers la vallée de Pineta. Nous suivons pendant près de 3h le torrent limpide, avec derrière nous l’impressionnant Canyon !

Arrivés au col nous sommes bien fatigués, le soleil tape quand même fort et il fait chaud. On s’arrête pique-niquer en surplomb de la magnifique vallée de Pineta. La vue est vertigineuse (et inquiétante sachant que l’on va devoir tout descendre !). Quelques vautours planent au dessus du col, passant près de nous.

La descente est comme attendu très longue et très casse pattes. Heureusement une fontaine au tiers nous ravitaille en eau fraîche, puis la fin sous les arbres atténue l’effort.

Nous décidons d’aller à « l’aire de campement » indiquée sur notre carte. Mais mauvaise surprise là-bas : interdit de camper ! Grosse déception car les derniers kilomètres ont été éprouvants et il nous tardait de pouvoir enfin se reposer … Le refuge de Pineta ne peut pas nous accepter pour la nuit et pas possible d’y camper non plus … Dernière opportunité, le camping de Pineta à 5km plus bas dans la vallée.

Jambes lourdes, fatigue et douleur au mollet pour Loïc ont raison de notre motivation, nous faisons du stop en marchant le long de la route. Cette fois ça marche assez vite, une garde du Parc National nous dépose au camping.

Pas fâchés de se poser après cette longue journée, de profiter de la piscine du camping et d’un emplacement de tente enfin plat !

Vingt-cinquième nuit

Etape 22 : de Pineta à Parzán

Récap en bref :

  • Distance : 17,9 km
  • D+ : 884 km
  • D- : 1007 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 16h10

Récap détaillé :

On prend notre temps au camping ce matin, puis après avoir vérifié l’itinéraire auprès du monsieur de l’accueil nous partons direction Parzán (chemin un peu différent puisqu’on n’a pas dormi là où on avait prévu).

Début agréable dans la forêt avec de la mousse et des lichens sur les arbres et rochers. Puis sentier un peu frustrant : on doit marcher pendant presque 2h sur tout un côté de la montagne et on voir sur le versant d’en face le chemin qu’on devra faire dans l’autre sens. Ce serait bien plus rapide de descendre tout droit et remonter en face, mais on ne sait pas comment est le fond du vallon donc on ne s’y risque pas.

Point positif : il y a plein de belles fleurs et des fraises des bois !

(Iris déjà coupé trouve par terre)
Fraises des bois

Finalement on trouve un bel endroit pour pique-niquer au bout de la Plana Petramula. L’occasion de faire secher tous nos habits fraîchement lavés de la veille.

La fin de la randonnée correspond à une piste sur 10-11 km, en descente certes mais surtout en plein cagnard ! Elle nous mène jusqu’à Parzán, joli village, mais surtout beau spot de courses pour les Français (on est au bout du tunel d’Aragnouet).

Village de Parzán

C’est ici que l’on dormira, à l’hôtel du coin (il n’y a pas de camping), en improvisant un petit pique-nique dans la chambre.

Vingt-sixième nuit

Comment chacun vit la grande randonnée…

Maroussia craint :

  • Les montées (ou descentes) dans les éboulis
  • Les sauts sur les cailloux pour traverser un cours d’eau

Loïc craint :

  • Les gros chiens qui aboient
  • Les orages

Maroussia aime :

  • Marcher tranquillement et faire des pauses
  • Prendre en photo ou vidéo l’intégralité des marmottes et/ou isards croisés sur la route (oui même si il y en a 152 par jour !)
  • Bien dormir le matin
  • Ne plus avoir mal aux pieds en fin de journée

Loïc aime :

  • Avancer assez vite et sans s’arrêter toutes les 2 minutes
  • Se lever tôt pour voir la montagne qui se réveille
  • Faire la sieste en arrivant l’après-midi
  • Gravir des sommets
  • Voir les fleurs

Maroussia et Loïc n’aiment pas :

  • Les jours (et nuits) de mauvais temps
  • Les descentes longues et raides
  • Les habits qui puent après plusieurs jours…
  • … mais pas non plus se faire la lessive

Maroussia et Loïc aiment :

  • Les beaux paysages
  • Dormir sous la tente (quand il fait beau)
  • Les marmottes, les isards (surtout les bébés) et tous les autres animaux que l’on croise (mais surtout les marmottes)
  • L’ambiance « refuge »
  • Vivre en harmonie avec la nature…
  • … et plein d’autres choses !

Béarn, Hautes-Pyrénées – Jours 13 à 20

Etape 11 : d’Urdos aux lacs d’Ayous

Récap en bref :

  • Distance : 13,6 km
  • D+ : 1765 m
  • D- : 632 m
  • Départ : 10h35 (il fallait finir l’article précédent du blog !)
  • Arrivée : 16h

Récap détaillé :

Ce matin mauvaise surprise en se levant : notre sac plastique contenant de la nourriture, que nous avions laissé à l’extérieur de la tente mais tout de même sous l’auvent, est éparpillé sur le chemin. Et il ne reste PAS UNE MIETTE. Seulement les emballages. Pain, jambon, saucisson et fromage, tout a disparu ! Mangé par un animal, sûrement un renard.

Enfin ça aurait pu être pire, notre salade de pâtes préparée avec soin la veille était à l’abri dans des tupperwares, et normalement il y a une dernière épicerie à Urdos. Et après c’est parti pour 1 semaine en pleine montagne avec seulement les refuges pour se ravitailler !

Mais autre couac dont on s’est rendu compte hier soir : on n’a pas assez d’argent liquide pour payer tous les repas qu’on prévoyait de prendre dans les refuges. Et il n’y a pas de distributeur à Urdos. On décide donc de sacrifier un repas du soir au refuge de Larribet, on fera avec ce qu’on a.

On commence à marcher assez tard ce matin (il a fallu aller faire les courses et finir le dernier article de blog), la journée est très belle mais il fait très chaud. La montée bien raide nous mène en 2h30, pile pour l’heure du manger, au refuge de Larry qui est vraiment top ! Cabane petite mais très accueillante, lits propres, une source à l’entrée, placard avec des ustensiles de cuisine et un peu de nourriture diverse, et même une petite plaque gaz !

On s’y arrête juste pour manger notre pique-nique, contents d’être au frais.

Refuge de Larry

Nous repartons en direction du col d’Ayous. Et à l’arrivée au col, wahou ! Il y a une vue magnifique sur le pic du Midi d’Ossau, massif, rocheux, dominant les Lacs d’Ayous au pied du col.

Lacs d’Ayous et pic du Midi d’Ossau

On laisse nos sacs au col le temps de faire un aller-retour en haut du pic d’Ayous afin de profiter d’une vue encore plus panoramique sur les massifs environnants.

Puis nous descendons jusqu’au refuge où l’on pensait passer la nuit dans la partie hiver. Mais il y a plein de monde. Forcément, l’endroit est magnifique (et facilement accessible depuis un parking pas loin). Nous sommes de retour sur la HRP.

Comme il est encore tôt, on décide de continuer un peu notre chemin jusqu’au plus bas des 3 lacs d’Ayous (lac Roumassot) et planter la tente par là-bas. On se permet même un petit plouf, l’eau est moins froide qu’on pensait !

Baignade au dernier lac d’Ayous

Mais on se fait vite attaquer par une horde de moustiques. On plante la tente un peu plus haut en espérant qu’il y en ait moins, mais que nenni ! Obligés de se réfugier sous la tente malgré la chaleur et de manger dedans le soir tellement ils sont virulents !

La vue que l’on a depuis la tente est vraiment splendide, le Pic du Midi d’Ossau d’un côté, le lac de l’autre. On n’avait pas encore bivouaqué à un endroit avec une si belle vue !

Treizième nuit

Etape 12 : des lacs d’Ayous à la cabane d’Arrégatiou

Récap en bref :

  • Distance : 10,9 km
  • D+ : 828 m
  • D- : 1009 m
  • Départ : 6h45
  • Arrivée : 12h

Récap détaillé :

Étant donné que cet après-midi il est prévu des orages à partir de 14h, Maroussia accepte de se lever tôt : réveil à 5h30. Il ne fait pas très froid, le jour est tout juste naissant et on peut grâce à ce lever tôtif jouir d’un superbe lever de soleil sur les montagnes !

Après un petit passage en forêt on commence à monter, et on monte, on monte, ça ne s’arrête pas. Passage par le vallon du Peyreget.

Bonnes surprises pendant les pénibles montées : on voit plein de marmottes ! Bien dodues, pas très farouches et terriblement photogéniques.

Des marmottes !

L’ascension s’arrête une fois arrivés au col de Peyreget avec vue sur le pic du Midi d’Ossau et sur le refuge de Pombie en contrebas.

Avant d’arriver à Pombie

On arrive au refuge avant 11h et on pensait peut-être monter au pic du Midi, mais les gens qui sont en train de préparer le refuge pour son ouverture prochaine nous dissuadent d’y aller si on n’a pas les casques et les cordes. Tant pis, on ne prend pas de risques !

Nous continuons notre route jusqu’à la cabane d’Arrégatiou où nous prenons notre repas, et après une longue hésitation on décide de rester là cet après-midi et ce soir pour être à l’abri de l’orage qui arrive. Pas la meilleure des cabanes mais pas mal quand même ! Et peu avant d’arriver on a pu voir plein d’isards rassemblés autour d’un rocher (en train de le lécher ?).

Des isards !
Cabane d’Arrégatiou

A 14h20 l’orage commence à gronder et peu de temps après, les premières gouttes tombent. Nous occupons notre après-midi entre sieste, film, jeux, lecture, au chaud dans nos duvets sur la mezzanine de la cabane.

Petit feu et repas du soir, puis on ne tarde pas à aller se coucher. On se rend compte que le matelas de Maroussia s’est complètement dégonflé… Il doit être percé mais impossible de trouver la fuite. Tant pis, on verra demain.

La pluie baisse, le vent aussi, l’orage s’éloigne. La nuit s’annonce une nouvelle fois calme, un peu beaucoup trop calme !

En effet, alors que nous sommes déjà assoupis, un bruit d’animal farfouillant dans du plastique nous réveille brusquement ! Coup de frontale sur la table en bas ! Oh, UN LOIR ! On avait heureusement pris la peine de suspendre notre sac de nourriture, mais on avait oublié le sachet de purée en poudre et il est en train de le manger ! On met tout à l’abri mais entre les bruits du loir, la crainte qu’il arrive quand même à nous manger quelque chose, et Maroussia qui se réveille régulièrement pour regonfler son matelas, la nuit n’est pas des plus agréables.

Quatorzième nuit

Etape 13 : de la Cabane d’Arrégatiou au refuge d’Arrémoulit

Récap en bref :

  • Distance : 8,3 km
  • D+ : 1072 m
  • D- : 469 m
  • Départ : 8h30
  • Arrivée : 12h45

Récap détaillé :

Des orages sont encore attendus pour le début d’après midi donc on décolle tôt ce matin, dommage après la nuit qu’on a passé …

On rallie assez vite le parking du Caillou de Soques. Là on récupère du réseau mobile, utile pour checker la météo et se tenir au courant des dernières nouvelles.

On remonte ensuite le vallon d’Arrious en direction du col et lac d’Arrious. On croise plein de gens qui descendent avec du matériel film/photo. On apprendra plus tard que c’est une équipe de tournage d’un documentaire pour France 3.

Dans la montée on croise de nouveau de nombreuses marmottes, et en arrivant au col on a droit à une très belle vue sur le lac d’Artouste, le pic du Palas et les premières crêtes du Balaïtous ! Pas mal de neige encore à notre altitude (2300 m) !

Le temps de prendre un en-cas et on embraye. Nous ne sommes plus très loin du refuge. Pour économiser 1h de descente/montée par le lac d’Artouste, on passe par le passage de l’Orteig, vertigineux mais câblé. Cela nous fait arriver au dessus des lacs et du refuge d’Arremoulit. Vue splendide sur ces lacs tout entourés de neige et les pics tout autour : Balaïtous, Palas, Arriel !

Pic de Palas et lac d’Arrémoulit
Refuge d’Arrémoulit

Arrivés au refuge assez tôt (tant mieux vu qu’ils annonçaient des orages), on se présente au gardien Éric. Nous avions prévu de bivouaquer à côté et de prendre les repas au refuge, on trouve donc un emplacement qui nous convient sur le tout petit espace dédié au bivouac.

Et ensuite c’est atelier réparation du matelas ! Déjà trouver la fuite en immergeant le matelas dans le lac, puis rebouchage. L’eau du lac est glacée, difficile d’y laisser les mains plus de quelques secondes !

A la recherche de la fuite dans le matelas

On bronze un peu et puis comme on voit et entend l’orage arriver, on monte la tente pour s’y abriter. Quelques grosses gouttes et des grondements pendant une bonne heure mais rien de méchant.

A 19h c’est repas au refuge, on fait la connaissance des autres pensionnaires du soir, nous sommes 12 mais il n’y a que nous en bivouac.

Pendant le repas l’orage revient sur le secteur, il se met à tomber des abats d’eau, on voit les éclairs tout autour du refuge ! On est bien à l’abri à l’intérieur mais on a peur pour la tente !! Y-a-t’il des fuites ? On profite d’une petite accalmie pour aller vérifier : grosse flaque sous la tente, sac de Maroussia un peu mouillé, mais globalement l’intérieur est resté sec, ouf !

Le gardien Éric nous donne ensuite quelques conseils pour la traversée du lendemain vers le Larribet via le col du Palas et le port du Lavedan. Il faudra les crampons pour passer, heureusement on les a maintenant ! Petite déception toutefois (à laquelle on s’attendait mais qui se confirme), on ne pourra pas faire le Balaïtous qui était pourtant prévu à l’étape du lendemain car il y a encore trop de neige dans la Diagonale …

Et puis on retourne à la tente, l’orage semble à peu près passé, même s’il pleut encore. Et bien au chaud dans nos duvets on se met à imaginer une nuit calme !

Oui mais voilà 1h plus tard, l’orage revient, nous arrose bien puis s’en va … puis vers 1h du matin le vent assez violent se lève, et la pluie s’intensifie ! C’est super impressionnant vu de l’intérieur de la tente, on tient les piquets par peur qu’elle s’envole.

La pluie s’arrêtera pendant la nuit mais le vent continuera à souffler par violentes rafales jusqu’au lendemain … il faudra même une sortie de Loïc vers 4h du matin pour retendre la tente.

Autant dire que la nuit fût encore courte … Point positif néanmoins de cette nuit agitée, la tente sera sèche demain !

Quinzième nuit

Etape 14 : du refuge d’Arrémoulit à la Toue de Labassa

Récap en bref :

  • Distance : 9,1 km
  • D+ : 607 m
  • D- : 1130 m
  • Départ : 8h
  • Arrivée : 16h30

Récap détaillé :

Réveil un peu difficile donc pour un petit dej’ au refuge. Bonne surprise, le ciel est dégagé mais il y a toujours un vent à décorner les bœufs !

La tente au réveil, face au pic de l’Arriel et au lac d’Arremoulit

Une fois toutes les affaires pliées on se met en route vers le col du Palas que l’on rallie assez vite dans la neige. Une belle vue sur le vallon d’Arriel en Espagne de l’autre côté, et sur le Balaïtous que l’on ne pourra que contempler.

On chausse les crampons à ce niveau pour faire la liaison avec le Port du Lavedan, dans de belles pentes de neige raides, sous le Palas et le Batcrabère. On finit l’ascension dans la petite brèche du Lavedan qui nous permet de repasser côté Français dans la vallée du Larribet.

Belles pentes de neige sous le Lavedan
Au passage du Lavedan

C’est ensuite une descente en crampons puis en chaussures vers les Lacs de Batcrabère et plus loin le refuge du Larribet, tout beau sous le Balaïtous.

On suit les traces dans les névés !
Lacs de Batcrabère

Comme on est un peu ric-rac en argent liquide, on demande à la gardienne ce qu’elle peut nous vendre comme ravitaillement. Elle est très arrangeante, nous prépare de copieux pique-niques et nous rajoute plein de bonnes choses pour le petit dej’, elle nous offre même le café ! Il faut dire qu’il n’y a pas foule au refuge …

Comme il est tôt on veut continuer un peu pour avancer sur notre étape du lendemain. Mais il y a encore des orages annoncés pour le soir et notre expérience de la nuit précédente ne nous fait pas envie … on questionne alors la gardienne sur les cabanes disponibles dans le secteur et elle nous indique la toue (abri aménagé sous les rochers) de Larribet plus bas.

Nous partons donc en direction de cette toue pour voir à quoi elle ressemble !

La toue est bien réaménagée, on hésite un moment à y rester parce que passer une nuit dans cet abri nous faisait envie mais il est encore tôt dans l’après-midi. On décide finalement de continuer un peu notre marche.

Extérieur de la toue de Larribet (on voit la porte sous le rocher !)
Intérieur de la toue de Larribet

Après avoir quitté la très belle vallée du Larribet nous remontons la vallée d’Arrens avec comme point de mire un abri au Labassa (on ne sait pas à quoi il ressemble) et au pire le refuge de Ledormeur un peu au dessus.

Les premières gouttes se font sentir quand on aperçoit au loin une toue correspondant à l’abri visé. Bonne surprise donc, d’autant qu’elle est plutôt saine et en bon état ! C’est décidé on passe la nuit ici, de toute façon dehors il pleut !

Toue de Labassa
Seizième nuit

Etape 15 : de la Toue de Labassa au Refuge de Wallon

Récap en bref :

  • Distance : 14,1 km
  • D+ : 1163 m
  • D- : 1086 m
  • Départ : 8h40
  • Arrivée : 17h

Récap détaillé :

Après une bonne nuit, sèche et calme, nous nous mettons en route en direction du col de La Peyre St Martin. L’objectif du jour est de rallier le refuge de Wallon via le col de Cambalès (2700 m). Petite incertitude tout de même, dans quel état est le col à cette période vu qu’il est quand même haut ?

Première pause au col de la Peyre St Martin, en belle compagnie !

Une marmotte curieuse

Nous avons maintenant l’habitude de croiser marmottes et isards sur notre chemin.

On bifurque ensuite en direction du Col de Cambalès. On chausse les crampons afin de passer la grosse partie enneigée qui arrive presque au col et on entame notre montée en suivant la trace bien étudiée sur la carte, et position GPS à l’appui.

Tout se passe bien jusqu’à ce qu’on se fasse héler par 2 messieurs qui sont plus bas derrière nous : selon eux on ne vise pas le bon col … Bon … moment d’incertitude, nous serions-nous réellement trompés ? On entreprend de revenir vers eux pour leur demander des explications, exposer notre vision de la carte, mais ils sont sûrs d’eux : « Le col de Cambalès je le connais, c’est celui-là, pas celui où vous alliez ». Et ils repartent vers leur col.

Flottement pour nous, nouvelle analyse de la carte topo, repositionnement GPS, discussion : doit-on les suivre ou bien suivre notre analyse ? Finalement on se fait confiance et on part sur notre idée première de suivre notre trace !

La montée vers le col est assez raide, mais on arrive en haut contents, surtout que l’on y trouve un bel écriteau : « Col de Cambalès » ! Nous avions donc bien raison …

Arrivée au Col depuis la vallée d’Arrens

De là on profite d’une belle vue sur le pic de Cambalès, et les lacs de Cambalès dont certains sont encore glacés.

Beau panorama depuis le col

On enchaîne ensuite la looongue descente vers le refuge de Wallon. On recroise les deux messieurs qui s’excusent de nous avoir induits en erreur. On longe les très jolis et innombrables lacs de Cambalès pour arriver au niveau du refuge, tout démoli pour reconstruction (nous étions au courant).

Rafraîchissement au gave et montage du campement, nous sommes prêts pour une nouvelle nuit de bivouac !

Dix-septième nuit

Etape 16 : Refuge de Wallon – Refuge de Baysselance

Récap en bref :

  • Distance : 12,9 km
  • D+ : 1512 m
  • D- : 693 m
  • Départ : 8h50
  • Arrivée : 16h

Récap détaillé :

Réveil avec les vaches ce matin, la nuit a été calme mais un peu humide. Les nuages sont bien accrochés sur les cimes.

Les vaches au p’tit dej’

Nous partons par le vallon d’Arratille, direction les lacs puis le col. Quelques gros névés à passer sans difficulté puis on atteint le col.

Le lac du col d’Arratille encore partiellement gelé

Ensuite nous passons côté Espagnol, afin de rallier le col des Mulets. Il nous permet de rebasculer en France dans la vallée de Gaube. On enchaîne alors la descente vers le refuge des Oulettes au pied du Vignemale qui reste caché dans le brouillard au sommet.

Le Vignemale caché sous les nuages

Il reste une dernière montée jusqu’au refuge de Baysselance en passant par la Hourquette d’Ossoue, que l’on avale assez rapidement. On arrive au refuge en milieu d’après-midi, une belle vue vers la vallee d’Ossoue et au loin le cirque de Gavarnie.

Bon repas au refuge le soir. Pas facile de planter les sardines dans le sol rocheux alors on sécurise la tente à grands renforts de cailloux, il risque d’y avoir encore du vent cette nuit !

Dix-huitième nuit

Etape 17 : Refuge de Baysselance – Grand Vignemale – Petit Vignemale

Récap en bref :

  • Distance : 9,3 km
  • D+ : 1300 m
  • D- : 1300 m
  • Départ : 6h15
  • Arrivée : 16h (fin de journée)

Récap détaillé :

Nuit assez agitée, on a été réveillés plusieurs fois par les fortes bourrasques de vent.

Selon les souhaits de Loïc, nous décidons de partir aux aurores pour démarrer l’ascension du Vignemale : réveil à 4h40 pour prendre le premier petit déj au refuge à 5h30, et on démarre avec la belle lumière du lever de soleil dans les nuages.

On chausse les crampons pour avancer sur le glacier et on s’enfonce petit à petit dans le brouillard qui nous fait face. On monte 500 à 600 m de dénivelé, premier cap le Montferrat puis le col à sur la droite. Les traces dans la neige sont faciles à suivre, heureusement car le brouillard nous tombe dessus vers la fin, elles nous emmènent jusqu’au rocher. va falloir « escalader » pour la montée finale.

Cette escalade dans les éboulis n’est pas du goût de Maroussia, la roche s’effrite sous nos pas. On finit tant bien que mal par arriver à un premier sommet, le clot de la Hount. On est partis un sommet, notre premier « 3000 m » ! Malheureusement les nuages ne se lèvent pas et on ne pourra pas profiter de la vue.

Souvenir du sommet

Redescente par un endroit différent, dans les rochers, pas moins périlleuse que la montée. On tombe sur la grotte du Paradis en passant. Les nuages se lèvent juste assez pour nous permettre de voir la trace dans la neige en contrebas, ouf on est sur le bon chemin !

La trace dans le brouillard

Retour au refuge vers 11h30, apéro puis pique-nique. On se repose un peu avant de repartir pour l’ascension du petit Vignemale en début d’après midi. Seulement 2h aller-retour mais la forte pente dans la neige est quand même assez fatigante. Et le brouillard s’est levé, on a une meilleure vue que ce matin !

« Viens on fait genre on se lance des boules de neige »

Sieste au soleil, occupations diverses, remontage de la tente (on ne peut la laisser qu’entre 19h et 7h dans le parc national), bon repas, et on se couche en se préparant à une nouvelle nuit ventée ! La chance est avec nous pour la vue, le cirque de Gavarnie et ses pics se dégagent en fond !

Le casque et la brèche de Roland au loin avant la dix-neuvième nuit !

Etape 18 : du Refuge de Baysselance à Gavarnie

Récap en bref :

  • Distance : 17,1 km
  • D+ : 525 m
  • D- : 1800 m
  • Départ : 8h
  • Arrivée : 14h45

Récap détaillé :

Petit déj au refuge à 7h et on repart direction Gavarnie ! Les nuages se sont levés dans la vallée. On entame une belle descente vers le barrage d’Ossoue. Passage devant les grottes bellevue, de belles cascades et le pont de neige.

Cascade dans la descente à Ossoue

Et puis on suit la vallée d’Ossoue jusqu’aux hauteurs de Gavarnie. On traverse de beaux champs de fleurs, et on voit nos premiers lys des Pyrénées !

Le lys des Pyrénées

Finalement nous finissons cette longue descente en arrivant au village de Gavarnie où cette fois on peut voir le cirque de près !

Le temps de se rafraîchir au café, on part à la recherche d’un hébergement. Nos critères sont les suivants : on veut un lit, on veut une douche, on veut pouvoir laver nos habits ! Problème, au dernier moment à Gavarnie début juillet, les offres restantes sont rares … résultat on finit à l’hôtel, plutôt confort après ces 7 jours en tente !

Vingtième nuit, à Gavarnie

Planning des prochaines étapes

A partir de Gavarnie on quitte la HRP pour quelques étapes afin de passer la Brèche de Roland et le Mont Perdu. Petite modification dans nos prévisions de parcours car la brèche de Tuquerouye est encore trop enneigée. Nous passerons donc par l’Espagne et les canyons du Mont Perdu jusqu’à Parzán.

Le planning des 4 jours à venir :

  • 03/07 : Gavarnie – Refuge de Goriz. En passant par la brèche de Roland
  • 04/07 : Mont Perdu depuis Goriz
  • 05/07 : Goriz – Pineta
  • 06/07 : Pineta – Parzán

Pays Basque et Béarn – Jours 6 à 12

Etape 6 : de Kaskoleta à Iraty-Cize

Récap en bref :

  • Distance : 16,82 km
  • D+ : 1349 m
  • D- : 832 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 17h

Récap détaillé :

On a maintenant trouvé notre rythme en se levant à 7h30 tous les matins (un peu tard pour Loïc mais un peu tôt pour Maroussia). Pliage du matériel sous les nuages basques avec quelques timides rayons de soleil, petit déjeuner au réchaud sur la terrasse du gîte et c’est reparti ! Au bout d’un moment nous nous retrouvons confrontés à un problème encore inconnu jusque là : un troupeau de vaches au milieu du chemin.

Elles nous regardent toutes et ne se poussent pas. On essaye de chercher un moyen de les contourner mais impossible, autour il n’y a que les pentes de la montagne avec plein de ronces. Les vaches finissent par se pousser un peu mais on n’ose pas passer au milieu, en particulier à cause d’une avec de grandes cornes qui ne nous lâche pas du regard et qui tape un peu du pied (sûrement à cause des mouches mais on ne sait jamais). Finalement après avoir passé presque 30mn à tourner et retourner, on prend notre courage à deux mains et on traverse ! Ce n’était pas bien compliqué.

Vaches en travers du chemin

On monte sur un petit chemin jusqu’au col d’Okabe et ses cromlechs (cercles de pierres datant de l’époque préhistorique, que l’on retrouve à plusieurs endroits dans la montagne).

On finit par arriver au lac d’Iraty, qui en fait n’existe plus. Il n’est même pas 16h et on est presque arrivé à notre destination du jour ! Mais c’était sans compter sur la pluie qui nous rattrape… L’orage gronde et on décide de s’asseoir sous un arbre, à l’abri des ponchos, en espérant que ça passe.

Pause sous la pluie

La pluie se calme un peu mais ne s’arrête pas, alors on repart !

Finalement on arrive 1h plus tard vers 17h au petit lac entre Iraty-Cize et les chalets d’Iraty. Il pleut encore, on trouve un beau coin près du lac et de la rivière pour monter le tarp et s’y abriter en attendant que l’orage passe. Le soleil finit par revenir, on peut même manger dehors le soir.

Abrités sous le tarp
Sixième nuit

Etape 7 : Iraty-Cize – Cabane d’Ardane

Récap en bref :

  • Distance : 22,83 km
  • D+ : 1655 m
  • D- : 1480 m
  • Départ : 9h
  • Arrivée : 19h30

Récap détaillé :

La nuit a été calme mais il a un peu plu … on plie la tente mouillée et on se met en route.

Passage après 45 min de marche aux chalets d’Iraty où l’on peut se ravitailler à la petite épicerie et récupérer un peu de réseau dans la salle-cafet’. On repart ensuite vers le col de Bagargiak où l’on quitte le GR10 pour basculer sur la HRP via un bout du GR transfrontalier et des sentes diverses. Le brouillard s’installe, et premier couac quand on se rend compte que l’on a pas bifurqué assez tôt sur le sentier. Obligés d’improviser et de couper à travers pente dans la prairie pour rattraper le chemin… mais rien de méchant.

On pique nique au pied du Pic d’Orhy au col de Thartaphünta. Puis on grimpe raide en direction du pic, montée plutôt pénible dans la boue et sous des averses régulières. Passage par les crêtes d’Alupegna puis arrivée au sommet à 2017 m (premiers passages à « 2000 » de la traversée). Maroussia n’est pas rassurée par les sentiers abrupts, Loïc plutôt par la peur que l’orage nous tombe dessus.

Le soleil montre enfin son nez et le brouillard reste scotché du côté francais des crêtes ce qui fait un bel effet.

Sommet du pic d’Orhy
La France à gauche sous les nuages, l’Espagne à droite

On redescend toujours par les crêtes en direction du port (= col) de Larrau au bout de la vallée de la Soule où le brouillard est par contre bien présent…

A peine le temps d’une petite pause et on repart vers l’Est en suivant les bornes frontière. Passage par quelques pointes (Axurterrigagna, Betzüla, …) en suivant le GR transfrontalier. À la borne 242 on bifurque côté francais en pleine pente et en plein brouillard pour récuperer la piste qui mène à la petite cabane d’Ardane (notre objectif du jour pour dormir). La journée a été longue et pas facile, compliqué sur la fin pour Maroussia mais la perspective de la belle cabane qui nous attend au bout du chemin permet de mobiliser les dernières forces.

On n’est pas fâchés quand on arrive ! Il y a déjà quelqu’un à la cabane, un américain qui commence un bout de HRP en direction de Hendaye. Mais il a planté sa tente dehors donc on aura la cabane pour nous ! Elle est plutôt spacieuse et on peut s’y abriter car le temps est très humide. On arrive à faire un feu après plusieurs tentatives infructueuses, pour faire secher nos affaires, puis on s’installe sur les couchages pour une bonne nuit !

Tentative d’allumer le feu
Septième nuit

Etape 8 : Cabane d’Ardane – La-Pierre-St-Martin

Récap en bref :

  • Distance : 22,50 km
  • D+ : 1342 m
  • D- : 1031 m
  • Départ : 9h15
  • Arrivée : 17h30

Récap détaillé :

Réveil pluvieux et brumeux … on hésite un bon moment entre partir ou attendre en espérant voir une éclaircie, mais résignés on finit par revêtir nos ponchos et on se lance dans la purée de pois et la pluie. Heureusement ça ne durera pas trop (mais on a eu le temps de se tremper).

Passage de plusieurs petits cols entre France et Espagne, puis on reste côté Espagnol pour longer la frontière par le GR12 avant d’arriver dans le secteur du refuge de Belagua. À midi on pique-nique au col d’Urdiate, d’un côté vue sur les vautours qui planent, de l’autre sur les gorges de Kakouéta.

Vautour dans la montagne

Ensuite la HRP suit la nationale espagnole jusqu’au col de La-Pierre-St-Martin. 8km de marche sur la route, avec le soleil qui se décide à montrer son nez pile à ce moment, eh ben c’est très long …

Dans la montée, juste avant le col, on se fait gentiement « rappeler à l’ordre » par la Guardia Civil. C’est vrai que vu les circonstances on n’est pas censés être de ce côté de la frontière … Mais ils nous laissent passer avec un avertissement.

Finalement on repasse en France au col et on arrive vite à la station de La-Pierre-St-Martin. Ambiance bizarre dans cette station complètement vide dans le brouillard.

Le refuge où on pensait dormir est fermé… Le seul commerce ouvert est un petit bar, même pas de quoi se ravitailler. On est un peu désemparés ne sachant pas trop quoi faire … on a besoin de se ravitailler, mais où ? Finalement on se rend au bar ouvert, la patronne nous trouve une personne qui descend au village de Arette (à 25km), on décide de saisir l’occasion et on part avec lui en se disant qu’on pourra remonter le lendemain une fois la lessive et le ravitaillement faits !

Notre conducteur nous apprend plein de choses sur la vallée de Baretous où nous nous trouvons. C’est le cousin de Jean Bouillou (le rugbyman) !

Au village d’Arette on n’est plus au Pays Basque mais dans le Béarn. L’architecture avec les toits en ardoise est totalement différente.

Petite déception car le camping où on comptait aller est fermé aussi… Pas grave on va a l’hôtel du coin, un peu de confort ne sera pas de refus ! On peut même laisser nos affaires à laver.

Fin plutôt réussie de cette longue journée au petit restaurant du village où on reprend des forces avec une bonne Garbure maison ! Et on va bien dormir dans notre graaand lit.


Etape 8bis : Pause dans le parcours (et Arette – Aramits)

Fort de notre expérience de la veille au refuge fermé, on décide de profiter d’une journée de repos pour planifier et réserver nos nuits dans les prochains refuges que l’on doit traverser et se renseigner sur les possibilités de ravitaillement à venir.

Mais là encore tout ne se passe pas comme prévu : plusieurs refuges où on comptait aller n’ouvrent que début juillet, idem pour la seule épicerie au col du Somport, et le refuge où on voulait aller le 24 au soir ouvre le 25 donc il faut qu’on passe un jour supplémentaire quelque part…

En étudiant les alternatives possibles on se rend compte qu’on se trouve tout à côté de Pau où des amis font leur crémaillère demain soir ! Finalement on pourrait y passer quitte à être là.

On décide donc de faire une pause à Pau samedi soir et dimanche. On appelle aussi les refuges ouverts pour réserver, et l’un des refuges nous dit qu’on aura besoin des crampons pour passer par là où on veut. Aïe aïe aïe… on les avait laissés à Toulouse en pensant se les faire amener plus tard, mais pas si tôt ! Heureusement on trouve la bonne idée : un ami qui vient de Toulouse à la crémaillère pourra nous les apporter !

Une fois tout réglé pour les prochains jours, l’objectif de l’après-midi était de remonter en stop à La Pierre-St-Martin d’où on partirait le lendemain pour marcher jusqu’à la gare de Bedous et prendre le train pour Pau. Seulement on a dû s’y prendre un peu tard car peu de voitures passent, et aucune ne s’arrête… Alors que plusieurs personnes nous avaient dit qu’il y aurait du monde et que ça marcherait bien !

Après 2h d’attente infructueuse nous changeons nos plans : on prendra le train à Oloron-Ste-Marie, et ce soir on va aller dormir au camping d’Aramits qui lui est ouvert. Marche pas très agréable le long de la route pour y arriver, ça n’a pas duré très longtemps mais on a bien mal aux pieds ! Bonne soirée dans le joli petit camping.

Neuvième nuit

Etape 9 : Aramits – Oloron-Ste-Marie

Récap en bref :

  • Distance : 21,23 km (sans compter les erreurs de parcours)
  • D+ : 632 m
  • D- : 688 m
  • Départ : 9h30
  • Arrivée : 16h30

Récap détaillé :

On se laisse le luxe de se lever à 8h ce atin car le trajet ne devrait pas être très long. Mais c’était sans compter sur le fait qu’on se tromperait plusieurs fois ! On passe sur des chemins de vaches très boueux et on s’en met plein les chaussures, à côté d’un chien qui nous grogne dessus et devant de jolies fermes.

Malgré les petits contre-temps on arrive bien en avance pour le train qui nous amène en 36 minutes à Pau.

Et ce soir c’est la fête !


Etape 9bis : Pause à Pau

Dimanche après-midi nous avons eu droit à une petite visite guidée de Pau que ni Loïc ni moi ne connaissions, la ville nous a bien plu !

Devant le château de Pau

On reprend le train à 17h40 pour Bedous. La gare est à côté du camping, parfait !

Onzième nuit

Etape 10 : Bedous – Urdos

Récap en bref :

  • Distance : 19,30 km
  • D+ : 873 m
  • D- : 552 m
  • Départ : 9h20
  • Arrivée : 16h45

Récap détaillé :

Départ du camping en traversant le village de Bedous, puis de Acous où on se ravitaille. Pique nique au bord du gave d’Aspe en compagnie des poulettes bien curieuses !

On continue ensuite en enchaînant route Nationale et chemins le long du gave jusqu’à Borce et Etsaut. On suit ici le chemin de Compostelle.

Village d’Acous

A partir de là on rallie Urdos en ne suivant que la route nationale, absolument pas agréable et même dangereux par moments, mais c’est le seul chemin … (le chemin de la Mâture est fermé).

Finalement après le fort du Pourtalet, on arrive à Urdos où l’on se pose au Camping du coin. Pas fâchés d’être arrivés avec nos sacs pleins de nourriture !

Ce soir c’est grillades au barbecue, et bonne nuit avant la grosse étape du lendemain.

Douzième nuit

Le Pays Basque – jours 1 à 5

Notre périple commence donc par quelques étapes à travers le Pays Basque, avec un départ de Hendaye ! Le parcours que nous avons suivi a subi quelques ajustements de dernière minute par rapport au tracé initialement envisagé afin d’éviter les portions de HRP passant par l’Espagne, les frontières étant fermées au commencement de notre périple.


Étape 1 : Hendaye – Les 3 fontaines

Récap en bref :

  • Distance : 22,5 km
  • D+ : 1485 m
  • D- : 935 m
  • Départ : 10h30
  • Arrivée : 19h30

Récap détaillé :

Départ de chez Hugo à Bidart, on prend le bus pour Hendaye et on se fait déposer à la grande plage, pile au départ du GR10. Le temps de consommer une chocolatine face à l’océan et de faire quelques photos souvenir du départ et c’est parti !

La plage d’Hendaye, l’océan Atlantique
Première trace du GR10

Traversée de Hendaye pour rejoindre ses hauteurs, on aperçoit en face de la baie Irun en Espagne. Rapidement on sort de la ville, nous traversons de nombreux hameaux avec de superbes maisons dans le plus pur style Basque. On voit des frontons de pelote basque dans presque tous les villages, y compris dans certaines maisons !

Le fronton à Bidart

On passe l’autoroute, puis Biriatou et on prend enfin de la hauteur. Première suée jusqu’au sommet Osingo Zelai (392 m), puis jusqu’au Mandaale (550 m) … on commence à bien sentir le poids de nos sacs, il va falloir s’y habituer !

Dans la descente au col d’Ibardin (317 m), le temps change, l’occasion de sortir les ponchos (qui étaient restés bien au chaud pendant tout notre séjour en Patagonie …). Juste le temps de rallier le col et de s’abriter et il se met à tomber des trombes d’eau ! On attendra là près d’une heure en espérant que ça se calme, mais en vain.

On sort les ponchos

A partir du col d’Ibardin notre trace est censée passer côté Espagnol. Or la route est fermée (Covid oblige) et la Guardia Civil monte la garde. On n’ose pas passer et on décide donc d’improviser côté français. Sage décision car on apprendra plus tard que ça aurait pu nous coûter 600€ d’amende …

On s’abrite

Le temps de bien se mouiller sous la pluie puis, dans une forêt de fougères détrempées, on rallie les hauteurs de Olhette (village étape du GR10). Sereins car la pluie s’est arrêtée on décide de continuer, direction les Trois Fontaines, au pied de la Rhune.

Nous sommes heureux jusqu’à ce que, à peine sortis de la portion boisée, des trombes d’eau s’abattent sur nous. Montée un peu pénible dans des chemins-ruisseaux, avec les chaussures vaincues et pleines d’eau… pas de photos de ces instants joyeux…

Lueur d’espoir et objectif : trouver la cabane dont on nous a parlé aux 3 fontaines pour s’abriter parce que le montage de la tente sous ce temps nous fait un peu peur !

Hourra !! Sous le petit collet au bas de la Rhune, la petite cabane d’Arrano Xola (585 m) est bien là ! Une autre randonneuse dans le même état que nous y a trouvé refuge. On y passera la nuit au milieu de nos vêtements mouillés qui sèchent.

Première nuit

Etape 2 : Les 3 fontaines – Col des 3 croix

Récap en bref :

  • Distance : 23,9 km
  • D+ : 921 m
  • D- : 1035 m
  • Départ : 8h45
  • Arrivée : 18h

Récap détaillé :

Réveil au petit matin, il a bien venté toute la nuit et il a fallu colmater les courants d’air de la cabane, mais la nuit fut agréable au sec. Et le soleil pointe son nez, de quoi mettre à sécher nos habits de la veille.

La cabane au matin

Départ en sandales car nos chaussures sont encore bien mouillées. On rallie rapidement le village de Sare. Arrêt pour se ravitailler et acheter le journal (afin d’absorber l’humidité dans nos chaussures) puis on repart.

On traverse une campagne vallonnée en longeant la frontière espagnole pendant un moment avant de rejoindre le village de Ainhoa. Encore un beau petit village.

Chemin marquant la frontière
Le village d’Ainhoa

De là on part pour la dernière ascension de la journée. Elle commence par la montée au calvaire d’Ainhoa qui porte bien son nom. Puis on continue vers le Col des Trois Croix avant de terminer notre journée jusqu’à la petite cabane de Gainekoborda.

 » Et vous partez pour combien de jours ?

– 48.

– 48 heures ?

– 48 jours. « 

Une dame sur la montée au calvaire

La cabane paraît fermée. On plante la tente devant et, à peine fini de tout installer, l’orage arrive… la pluie est bien forte mais cette fois nous sommes à l’abri dans la tente !

Deuxième nuit

Etape 3 : Col des Trois Croix – Bidarray

Récap en bref :

  • Distance : 15,3 km
  • D+ : 678 m
  • D- : 973 m
  • Départ :
  • Arrivée :

Récap détaillé :

Réveil au petit matin dans le brouillard. En partant, après avoir replié la tente sous quelques gouttes, on se rend compte qu’en fait la cabane était ouverte … mais bon pas grave on était bien dans la tente !

L’étape du jour passe par plusieurs cols (Zuharretako, des Veaux, de Mehaste, d’Artzatey et d’Espalza) en suivant largement la ligne de frontière Franco-Espagnole, de bornes à bornes ! On traverse le massif du Mondarrain.

On descend ensuite vers la vallée du Bastan par un chemin escarpé et assez spectaculaire. Et le vert du pays basque nous étonne toujours.

Le vert du Pays Basque

Après une looongue marche sur la route on arrive finalement à Bidarray en milieu d’après midi. Du temps pour profiter du village, des belles maisons, du fronton et du bar du coin. On plante la tente devant un petit gîte et on se fait plaisir avec un bon resto local !

Pause bien méritée
Troisième nuit

La nuit s’annonce calme, mais peut être un peu beaucoup trop calme …


Etape 4 : Bidarray – St Étienne de Baïgorry

Récap en bref :

  • Distance : 19,19 km
  • D+ : 1439 m
  • D- : 1424 m
  • Départ :
  • Arrivée :

Récap détaillé :

La nuit ne fut finalement pas calme du tout … un groupe a fait la fiesta toute la nuit dans la maison juste à côté… courte nuit donc !

Le matin on prend le temps d’un petit déjeuner au village puis on décolle vers 9h45. Le GR10 monte d’abord très raide dans la forêt et les prairies, beaucoup de monde en ce dimanche : traileurs, randonneurs montant et descendant.

 » – Vous êtes itinérants ? Vous allez jusqu’où comme ça ?

– A Banyuls. « 

On adore répondre ça  😉

On passe quelques petits cols puis on arrive après une bonne heure et demie de suée aux premières crêtes d’Iparla. On longe ces crêtes droit dans la pente pour atteindre le pic d’Iparla, le premier « 1000m » de notre traversée. D’un côté, le vide qui surplombe la vallée de Bidarray et où l’on peut admirer les vautours qui planent en profitant des courants chauds des falaises. De l’autre côté le versant Espagnol (oui on est encore sur la ligne frontière en fait) moins à pic et où broutent chevaux et moutons. On suit ainsi les crêtes de pics en pics (Toutoulia, Astate, Buztanzelhai, …). Très beau, très spectaculaire, mais aussi très casse pattes !

La ligne de crêtes
Suspendus sur la vallée

La descente finale n’est pas difficile mais tout de même très looooongue … On arrive à St-Etienne-de-Baïgorry vers 18h, joli village, ses belles maisons, son cours d’eau, son église et son fronton. Problème, le camping municipal où l’on avait prévu de dormir est fermé (pour cause de Covid). On se dirige finalement vers le gîte étape de Gaineko Karikan plutôt que de chercher un coin de bivouac hors du village. Nous sommes les deux seuls pensionnaires de la soirée, on nous sert un bon et copieux repas et on pourra dormir dans un bon lit (mais dans nos duvets parce que Covid quand même).

Quatrième nuit (pas de photo du gîte)

Etape 5 : St Étienne de Baïgorry  – Gîte Kaskoleta

Récap en bref :

  • Distance : 29,93 km
  • D+ : 1357 m
  • D- : 898 m
  • Départ : 9h00
  • Arrivée : 19h00

Récap détaillé :

La nuit a cette fois été bien calme ! Ouf ! Après un bon petit déjeuner, départ vers 9h. Direction St-Jean-Pied-de-Porc dans un premier temps. Nous avons fait le choix pour cette première partie d’étape d’être fénéants et de ne pas suivre le GR10 pour éviter le dénivelé et les détours, en passant plutôt par la vallée et sur les routes (l’étape du jour est longue donc on s’économise). C’est tout de même plaisant car comme on ne se lasse pas des villages basques, de leurs belles maisons et de leurs frontons, on en prend encore plein les yeux avec tous ceux que l’on traverse sur le chemin !

Eglise et fronton à St-Etienne-de-Baïgorry

Nous arrivons à St-Jean-Pied-de-Port après 3h de marche. La ville est jolie, il y a un peu plus de monde car on rejoint ici le chemin de St-Jacques. Pour le pique nique on tombe sur la fille qu’on avait croisé le premier soir dans la cabane, l’occasion de prendre des nouvelles.

On repart de St-Jean-Pied-de-Port vers 14h, un peu déçus car on n’a pas vu le fronton local … mais la route est là pour nous le faire oublier … Cette étape est en effet majoritairement sur route, ce qui fatigue quand même bien les pieds.

Nous arrivons à Esterençuby vers 18h, dernier village avant notre fin d’étape. Cette fois on peut admirer un fronton de Punta Cesta (ça change). On reprend quelques forces et on attaque la plutôt très raide montée sur route vers le gîte de Kaskoleta (3,5 km / 400m de D+ pour cette portion).

L’arrivée au gîte est un bon moment, on plante la tente autour de la maison et on profite d’un bon repas. Le ciel s’est même dégagé et on peut admirer un beau coucher de soleil sur la montagne !

Les moutons en crête

A noter : première journée où on n’a pas sorti les ponchos de pluie !!


Ce qu’on retiendra du Pays Basque…

  • C’est nuageux et pluvieux
  • Mais c’est tout vert, et donc très beau
  • On croise plein de troupeaux de moutons, chevaux et vaches dans les montagnes
  • Et plein de champs de fougères
  • On mange du bon fromage de brebis
  • Leur culture est très ancrée : toutes les maisons ont le style basque, on croise souvent des jeunes qui jouent à la pelote, et plein de gens parlent basque entre eux, même avec les enfants !

… et des 5 premiers jours de rando

  • Les sacs sont lourds, mais on ne s’en sort pas si mal (celle avec qui on a dormi dans la cabane avait à peu près le même poids que nous mais sans matelas et sans réchaud notamment, et elle a croisé un homme qui avait 23 kg !)
  • Et en plus on sent qu’on s’y habitue progressivement (enfin surtout Maroussia, mais c’est peut-être aussi parce que Loïc porte de plus en plus de choses ?)
  • Toutes les journées sont différentes et on ne se lasse pas des endroits qu’on traverse
  • Loïc va passer deux mois à s’arrêter régulièrement pour attendre Maroussia
  • On aime bien croiser d’autres randonneurs et discuter de ce qu’on fait
  • Les lingettes c’est pratique pour se nettoyer à la fin de la journée
  • Mais on est quand même bien contents d’avoir trouvé plusieurs endroits où on pouvait planter la tente et avoir accès aux sanitaires
  • On a les jambes bien fatiguées en fin de journée (et surtout les pieds pour Maroussia)
  • Mais une bonne nuit de sommeil suffit pour récupérer et être en forme pour le lendemain
  • Il ne faut pas acheter de nouvelles chaussures juste avant de faire un projet comme ça
  • C’est enquiquinant de faire sécher la tente tous les matins à cause de la pluie où la rosée
  • On est chaud patate pour continuer jusqu’au bout !

Récapitulation générale pour les 5 premieres étapes :

  • Distance : ~ 110 km
  • Dénivelé positif : ~ 5880 m
  • Dénivelé négatif : ~ 5265 m

(Les valeurs de distances et dénivelés annoncées sont celles indiquées par notre application GPS « IGN’rando »)

Plan B – La traversée des Pyrénées

Pendant ces longues semaines de confinement, nous avons eu le temps de nous concocter un nouvel objectif adapté aux contraintes actuelles. Au vu de notre amour mutuel pour la Montagne et du temps dont nous disposons avant de pouvoir espérer repartir au-delà des océans, notre choix s’est porté sur la réalisation de la traversée des Pyrénées.

Et pour faire les choses bien (et surtout pour faire plaisir à Loïc), nous ne nous contenterons pas du GR10 mais suivrons en grande partie le tracé de la HRP (Haute Route Pyrénéenne), le long des crêtes, plus difficile. Nous avons toutefois dû adapter les étapes afin de se trouver environ tous les 3 jours dans un village ou autre point de ravitaillement (surtout pour rassurer Maroussia qui ne souhaite pas porter la nourriture de 7 jours dans son sac). Et nous avons également rallongé le parcours (toujours pour faire plaisir à Loïc) afin de grimper au sommet des plus hauts pics pyrénéens. Par ailleurs, l’impossibilité de s’arrêter en Espagne pour le moment nous rajoutera aussi de longues heures par rapport au trajet que nous avions prévu initialement.

Le parcours que nous avons tracé, de Hendaye à Banyuls, représente un total de 799,9 km et 52 310 m de dénivelé, le tout découpé en 48 étapes journalières. En rajoutant les jours où nous ne marcherons pas pour raisons de météo ou de fatigue notamment, il est prévu de réaliser cette traversée sur une durée d’environ 2 mois.

Les sacs sont prêts (nos jambes aussi !) mais plus lourds que ce qu’on aurait voulu… Plus ou moins 10 kg chacun, sans l’eau et la nourriture.

Le départ est prévu pour ce jeudi 11 juin, en croisant les doigts pour que la météo ne soit pas trop mauvaise !

Retour forcé…

Nous avons vu que certains s’interrogeaient sur la poursuite de notre voyage en Amérique du Sud ; nous apportons donc ici un éclaircissement sur notre situation actuelle.

Comme évoqué à la fin de notre dernier article, nous avons finalement pris la décision de rentrer en France au moins pour la durée du confinement. Plusieurs raisons ont motivé cette décision : recommandations de l’ambassade de France, fermeture de tous les parcs et sites touristiques au Chili, fermeture des frontières et arrêt des vols internationaux…

Ne sachant pas pour combien de temps cela allait durer, nous avons jugé préférable de revenir en France tant que c’était encore possible.

C’est donc le cœur gros que nous sommes rentrés à Toulouse, le 27 mars, après 3 jours de voyage, 4 avions pris, une mauvaise nuit sur les bancs de l’aéroport de Santiago et la peur que les vols soient annulés au dernier moment (ce qui ne fut pas le cas).

Arrivée à Toulouse

Nous profitons de cette pause forcée dans notre aventure en Amérique du Sud pour se reposer et s’occuper en famille.

Occupations diverses

Nous gardons dans un coin de la tête l’espoir de pouvoir repartir sitôt que ce sera possible !

Direction la Carretera Austral

Pour se changer les idées, nouveau petit article pour conter notre périple de traversée de la frontière Argentine / Chilienne. Attention si tu lis ceci alors que tu es censé être en télétravail ce n’est pas bien !

Donc, notre objectif était de rejoindre à pied la Carretera Austral qui commence à Villa O’Higgins au Chili, depuis El Chaltén en Argentine. Un passage de la frontière en 3 jours de trek dans les montagnes !

Jour 1 – Vers la frontière

Notre périple commence donc à El Chaltén. Nous prenons un mini bus qui nous amène après 2h de piste en terre au niveau de la Punta Sur du Lago del Desierto où nous pique-niquons.

Pique nique à la Punta Sur du Lago del desierto

Cette première étape doit nous amener au poste frontière argentin situé à l’autre bout du lac, la Punta Norte. Un bateau assure la traversée en 30 minutes, mais nous avons le temps donc nous optons pour la solution plus longue et plus économique : les 5h de rando le long du lac !

On alterne les montées descentes dans la forêt, avec de temps en temps de beaux miradors sur les glaciers qui recouvrent les montagnes en face.

Comparé aux autres treks que nous avions fait jusqu’à présent, nous avons cette fois sur le dos tout notre équipement (pas possible de le laisser à El Chaltén vu que nous n’y retournons pas !). De fait, les sacs sont bien lourds, et les jambes aussi.

Beaucoup de petits ruisseaux à traverser sur des pierres ou des troncs, Maroussia n’est pas très à l’aise avec son gros sac mais on réussit à ne pas se mouiller les pieds !

Le pont ploie sous le poids de Maroussia

Nous arrivons en fin d’après midi à la Punta Norte. Il y a déjà quelques tentes, des personnes qui font le même trajet que nous. On monte le campement aux abords du poste frontière, sur une herbe bien verte, face au lac avec en fond le Fitz Roy qui reste caché dans les nuages (on se dit qu’on a eu de la chance avec le temps la veille).

Campement au poste frontière argentin
Rare photo du brûleur à gaz et de la popote en action, accompagnés par nos tasses maison

Jour 2 – La traversée de la frontière

Réveil au petit matin, nous faisons tamponner nos passeports pour la sortie de l’Argentine au poste frontière, jusqu’ici tout va pour le mieux !

Commence alors une randonnée de 7h qui va nous faire traverser la frontière avec le Chili. Côté argentin on est sur un chemin dans les bois montant jusqu’à la ligne de frontière, tandis que côté chilien on passe sur une piste en terre qui descend pendant 16 km vers le lago O’higgins et le poste frontière de Candelario Mancillo, notre destination du jour.

On précise que Candelario Mancillo est un endroit plutôt très isolé au Chili : 7h de marche vers l’Argentine ou 90km de bateau vers le village chilien le plus proche (Villa O’Higgins). Sur place : une famille installée il y a 100 ans vivant là la moitié de l’année pendant l’été, et le groupement d’une dizaine de Carabineros. Le lac O’Higgins est trèèès grand et difficile à la navigation en raison du vent certains jours, les départs en bateaux sont donc incertains.

Vue sur le lac O’Higgins

Peu avant le poste chilien on croise le panneau des aliments interdits de passage au Chili, la traduction en français nous a bien fait rire : « Ne pas entrer dans les fruits et légumes »!

Au poste, les Carabineros nous apprennent que la frontière Argentine est désormais fermée et que ce sera bientôt le cas pour la frontière Chilienne, nous sommes en fait les 2 derniers à passer ici, pas de retour possible donc.

Le douanier nous presse pour les formalités administratives car apparemment le bateau que nous devions prendre le lendemain matin est en fait déjà là pour des raisons météorologiques et il part d’un instant à l’autre ! On reprend nos sacs et on court pour essayer d’arriver au petit quai situé 1km en contrebas au bord du lac. Mais au détour d’un rocher… on voit le bateau partir… Nos grands gestes n’y feront rien, il ne fera pas demi tour…

S’ensuit alors un moment de désarroi. D’autant que Loïc, qui fait l’aller-retour pour aller prévenir les Carabineros, se fait expliquer que l’on est les seuls touristes à ne pas avoir eu le bateau et que personne ne sait quand le prochain pourra venir à cause de la météo venteuse.

Résignés, nous nous dirigeons alors vers le campement en surplomb du lac appartenant à la famille qui vit là. Et là… Soulagement, en fait 3 autres randonneurs n’ont pas pu monter dans le bateau non plus, on n’est donc pas seuls dans cette galère !

Nous montons le camp. Les Carabineros viennent nous voir pour comptabiliser ceux qui n’ont pas pu prendre le bateau : 2 allemands (Sarah & Daniel), 1 irlandais (Conor) et 2 français (Maroussia & Loïc). Ils nous informent que le prochain bateau viendra mardi mais ne repartira que jeudi … bon, on est dimanche, un peu de temps à passer ici à priori.

Les 5 touristes bloqués à la frontière chilienne

Côté positif : ils nous préviennent aussi que le lendemain la famille va faire une fête d’anniversaire et que l’on sera sûrement invités à venir.

Finalement on peut se détendre un peu et relativiser la situation. On n’est pas si mal face au lac d’un bleu magnifique et aux montagnes qui le bordent !

Vue depuis le « camping » à Candelario Mancillo

Jour 3 – La quarantaine !

Bien remis de nos émotions par une bonne nuit, on fait connaissance au petit déjeuner avec nos 3 nouveaux compagnons. Un des membres de la famille locale vient aussi officiellement nous inviter pour l’anniversaire de sa Maman à midi, elle fête 93 ans, c’est la petite-fille de celui qui a colonisé l’endroit en y donnant son nom (Candelario Mancillo, tout s’explique). Il y aura des musiciens et un asado pour manger ! Trop cool !

Quand nous entendons au loin les premières notes de musique nous nous présentons tous les 5 à la fête. Tout le monde est rassemblé sous une sorte de petit appentis. Tout le monde, c’est en fait la famille, des Carabineros en uniforme et le groupe de musique qui est en fait la « banda » des Carabineros. Ils s’appellent los baguales del amor ce qui signifie « les bêtes sauvages de l’amour ».

On rigole bien parce que parmi les membres du groupe il y a « Wilson », celui qui nous a tamponné nos passeports la veille et qui ne nous avait alors pas paru cool du tout, mais là il danse et il chante et il joue de la râpe musicale !

Les 5 touristes avec les membres du groupe « Baguales del amor »

Les musiques populaires chiliennes en live se multiplient, on prend l’apéro et la mamie souffle ses bougies.

Mamie et les Baguales del amor

Pendant ce temps un groos morceau de viande de boeuf cuit dans le barbecue géant, préparé par Ricardo et Tito, les fils de la mamie.

Asado d’anniversaire

Nous sommes tous priés de nous mettre à table pour manger avec tout le monde l’asado accompagné des légumes du jardin. Ça enchaîne avec de nouvelles chansons inédites et d’autres qui seront jouées, rejouées et rerejouées.

En fin d’après-midi les carabineros s’en vont, tandis que nous sommes invités à rester avec la famille. On se fait arroser de vin local « gato negro » pendant toute la soirée. Nous discutons pendant un long moment avec la famille de sujets très divers (notre travail, la chasse des pumas en argentine, l’incendie qui a ravagé leur maison il y a deux ans…).

Vers 21h, on se dit qu’il est temps de repartir. Retour à la tente et on s’endort en se disant que demain sera un nouveau jour !

Mais 1h après s’être endormis on se fait réveiller par les 4×4 des carabineros, gyrophares et sirènes à fond à côté des tentes ! Ils « toquent » au tentes pour nous inviter à venir à leur fête de départ à la retraite du major… Petit moment d’hésitation, on y va ou pas ?

Bien sur qu’on y va ! On monte dans le pick-up en pleine nuit et vroum direction le poste frontière. Tous les carabineros sont là, on remange un asado, les Baguales del amor remettent ça puis la soirée s’enchaîne jusqu’à 3h du matin. Batailles d’eau, limbo, salsa et autres musiques latinos ! Notre ami irlandais Conor est déchaîné, il faut dire que c’est la St Patrick !

Grosse ambiance à la caserne

On décide quand même d’aller se coucher pour de bon en se disant que demain on aura bien le temps de faire une grasse mat’ !

Jour 4 – Villa O’Higgins, déjà?

Eh bien non ! Pas de grasse mat’ ce matin… A 8h30, de nouveau les 4×4, les gyrophares et les sirènes ! Les carabineros nous réveillent en urgence, le bateau a pu venir comme prévu mais il doit partir directement, il faut qu’on lève le camp rapidement pour le prendre !

Réveil en fanfare

On fait les sacs et on dépiquette la tente en vitesse, on se fait emmener en 4×4 au petit quai de Candelario Mancillo. Dernières embrassades avec les carabineros et on s’en va.

2h de bateau plus tard sur un lac quelque peu agité (presque-vomi) on accoste au quai du bout de la Carretera Austral. Puis on se fait emmener en 4×4 au village de O’Higgins !

Fin de la route de la Carretera Austral

Villa O’Higgins – Cochrane – Coyhaique

On retrouve nos 3 compagnons dans un camping encore ouvert de Villa O’Higgins. Quand on dit à la gérante qu’on veut essayer de faire du stop elle nous informe qu’un couple de chiliens part le lendemain pour rejoindre Cochrane. Ils sont d’accord pour nous emmener gracieusement, parfait ! Car en plus de ça, comme des boulets on n’avait pas pris d’argent liquide chilien alors qu’on savait que villa O’Higgins n’a pas de distributeurs. Et pour payer le bus c’est seulement en cash… Mais problème résolu !

Départ le lendemain matin à 8h, il y a 7h de route jusqu’à Cochrane. On remonte la Carretera Austral en traversant de très beaux paysages, des gorges, des lacs, au loin le Campo de Hielo Norte.

Arrivés à Cochrane on constate que la situation a encore évolué vis à vis du virus. Beaucoup d’hostels sont fermés, personne dans les rues… Nous trouvons néanmoins une chambre dans un des hostels qui reste ouvert, chez une gentille dame qui nous cuisine un bon goûter (pain, beignets et confitures maisons) réconfortant.

Petite balade dans le village entouré de montagnes. Le paysage ici est totalement différent de ce qu’on a laissé à El Chaltén ou même de ce qu’on vient de traverser en voiture durant toute la matinée.

Le lendemain, au vu de la situation du moment au Chili, nous prenons la décision de trouver un logement à Coyhaique (grande ville la plus proche) où nous pourrons rester le temps « de voir comment ça évolue ». Le dernier bus part le jour suivant.

Le soir nous retrouvons nos amis allemands et irlandais qui logent aussi dans le même Hostel que nous. L’occasion de se faire un nouvel apéro d’au revoir !

Tôt le lendemain, départ en bus, on va remonter un grand morceau de la Carretera Austral vers Coyhaique. C’est quelque peu rageant de voir défiler de magnifiques paysages où nous aurions dû nous arrêter selon notre planning initial…

A Coyhaique on loge dans un petit appartement d’Airbnb avec Conor qui nous a suivi (lui a décidé de rentrer en Irlande tandis que les allemands ont choisi de rester dans le petit village de Cochrane).

Les jours qui suivent sont peu intéressants, on suit les dernières informations un peu démoralisantes tout autour de la planète. Heureusement avec Conor et Matthaeus (un allemand que nous avons rencontré ici) nous partageons de beaux apéros, l’occasion de connaître le vin chilien plutôt bon. Et surtout de jouer à la belote (oui c’était une des missions du voyage de convertir des étrangers et on a réussi au moins avec 2 !) et à d’autres jeux.

Partie de « 6 qui prend » avec Conor et Matthaeus

On explore un peu la ville et petit à petit on se dit qu’il vaudrait peut être mieux rentrer au vu de l’évolution du virus ici. Il semble que la situation est partie pour durer, tous les parcs naturels sont fermés, on ne peut rien faire et l’ambassade demande à tous les français de rentrer en urgence… C’est avec beaucoup de peine que l’on réserve donc nos billets retour en se promettant de revenir sitôt que la situation sera meilleure !

Prochaine destination : la France… si l’avion n’est pas annulé !

Merci de nous avoir suivi et on espère à bientôt !!

Quelques photos en vrac ci-après 🙂

Traversée périlleuse d’un pont à Coyhaique
Départ du centre du monde, il y a à peine plus d’un mois…
Tentative échouée de prendre une photo en sautant
Panorama sur le Fitz Roy
Nouveau look marin, tête au chaud et oreilles aérées !
Nouveau look nonne, tête au chaud et oreilles aérées !
On pensait avoir un pied dans chaque pays mais en fait la frontière est 10 m plus loin
Des groooos dodos dans les bus ! Tel est pris qui croyait prendre
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